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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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af »4 HISTOIRE ROMAINE. 5 Î.

de se livrer aux plaisirs d’un luxe naissant; niais la guerred’Antiochus leur devint funeste ; les mœurs austères et simplesse corrompirent par tous les vices qu’entraînent les richesses. Envain Caton, .selon l’énergique expression deTite-Live, aboyaitcontre la corruption ; elle fut plus forte que la voix de la vertumeme.

Fabius Pictor avait, depuis longtemps, écrit sur l’histoire deRome. À l’époque du i er Scipion l’Africain,Ennius et Névius cé-lébrèrent, en prose cadencée, quelques périodes historiques.Plaute écrivait ses comédies pleines de verve, et Térence devaitbientôt écrire ses pièces élégantes, auxquelles Scipion Emilienne fut pas, dit-on, étranger. Un trait caractéristique des Sci-pions , c’est qu’ils possédaient un mérite encore fort rare dansleur patrie, l’union des qualités héroïques au goût des lettres etde l’urbanité.

Guerre contre Viriathe en Espagne (149-140). De berger de-venu chasseur, puis chef de brigands, enfin général d’année, lelusitanien Viriathe battit, pendant quatre ans, quatrepréte.urs ro-mains (149-146). Fabien Emilien, frère du second Africain , ar-rêta les progrès des Lusitaniens et défit leur généra! en plusieursrencontres (i 44 )‘ Appuyé des Celtibériens, qu’il a soulevés 1 ,Viriathe, plus souvent vainqueur que vaincu, traita de pairpour la paix avec Rome (i 44 )* Cette paix fut bientôt rompue parles intrigues du consul Cépion. Viriathe reprit les armes; maisCépion le fit assassinera prix d’or, par trois officiers espagnols.Avec Viriathe périt l’indépendance lusitanienne ( 140).

Destruction de Numance (i/) 3 -i 33 ). La Celtibéiie résistaitencore, surtout Numance, qui, pendant dix ans, arrêta les ar-mes romaines. Métellus le M.acédonique n’y put soutenir sa ré-putation (i42);Népos et Popilius s’y couvrirent de honte 04 1 "140). Mancinns, plus malheureux encore, fut forcé à un traitéhonteux (1 3 q). Enfin Rome ne trouva plus d’autre parti qued’envoyer, contre Numance, le vainqueur de Carthage. Lesecond Africain rétablit la discipline dans l’armée romaine, ra-vagea tous les alentours de la ville , la serra de près et la rédui-sit à la plus horrible disette. Les Niunantins désespérés s’entre-

i. Entre autres les Arévaque-;, dont Numance était la capitale.