a;G HISTOIRE ROMAINE. 54. 35. [
Un plébiscite , provoqué par les partisans de Pompée, donnéGlabrion pour successeur h Lucullus (68). Mithridate eut bientôtreconquis la Cappadoce. Ses progrès alarmèrent Rome. On nevit que Pompée capable d’en arrêter le cours. La loi Manilia jl’envoya en Asie (66). Ce général, à qui Lucfïllus reprochait !avec raison de rechercher le commandement contre des ennemisvaincus, n’eut pas de peine à disperser les troupes épuisées deMithridate (66). Tigrane, peu content de refuser un asile à sonbeau-père, mit sa lèle à prix, et son propre royaume aux piedsde Pompée, qui le lui laissa. Mithridate, suivi de huit centsbraves , se lit jour à travers les Romains , et gagna le Bosphore,où régnait son fils Pharnace. C’est alors qu’il forma le vasteprojet.d’aller, par le Nord, porter la guerre en Italie. Mais sessoldats découragés, et d’ailLeurs excités sous main par Phar-nace, se révoltèrent et forcèrent ce grand roi à se donner lamort (6/j).
Guerre contre les Juifs et autres peuples de l’Asie (66-46). Pendant ce temps, le proconsul soumettait les Albanicnset les Ibériens , et s’avançait jusqu’à trois journées de marche dela nier Caspienne. De là, évitant de faire la guerre aux Partîtes,il réduisait en province romaine le nord de l’Asie Mineure,enlevait la Syrie au dernier descendant des Séleucides, An-tiochus l’Asiatique, et remettait sur le trône de Judée l’aînédes fils d’Alexandre Jannée, Hyrcan II, qui en avait étédépouille par son frère Aristobule (66-64).
Pompée était encore en Judée lorsqu’il apprit la catastrophede Mithridate. Il retourna dans le Pont, et Pharnace en obtintle royaume du Bosphore Cimmérien, en récompense de sonparricide. Pompée revint alors à Rome jouir de tous les hon-neurs du triomphe.
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i. Domination de Pompée et de Vordre des chevaliers. —
a. Cicéron , sa vie politique. — 3. César, Le parti populaire.
Premier V'iumvirat. Consulat de César.
i. Domination de Pompée et de l’ordre des chevaliers.Pompée s’était élevé, par un bonheur constant et par l’art de setaive valoir, à un degré de puissance auquel nul citoyen d’un