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mineront, par une proscription impitoyable, leurs adversairespolitiques. Les tyrans se donnent L’un à l’autre lestâtes de leursproches, de leurs ennemis, de leurs amis meme : Antoine, cellede son oncle; L^pidus, celle de son frère; Octave, celle deCicéron, qui ne l’avait que trop bien secondé. Trois cents séna-teurs et plus de deux mille chevaliers furent égorgés. Les ri-chesses étaient un crime pour ceux qu’on n’avait, nulle raison dehaïr, et, les biens confisqués ne suffisant pas encore aux besoinsdes triumvirs, ils mirent une taxe sur les mères, les filles et lesparents des proscrits.
3. Guerre civile (43-4°)« Rassasiés de massacres et derapines, les triumvirs hâtèrent L’exécution de leurs projetscontre les républicains. Tandis que Lépidus restait à Rome,ses deux collègues passèrent en Grèce. Brutus et Cassiuss’étaient réunis à Philippe». Deux batailles s’y donnèrent, oùla fortune prit plaisir à séparer les deux meurtriers de César pourles livrer séparément au désespoir. Brutus vainquit Octave ; niaisCassius fut défait par Antoine. Cassius crut tout perdu et sedonna ta mort. Quelques jours après , Brutus , forcé par ses sol-dats , altaqua l'armée triumvirale; mais il fut mis en déroute,vt il se tua à l’exemple de Cassius, en disant ces mots impies ;Vertu, tu »’e.« qu'un nom (4 2 ). La République n’eut plus alorsd’année. Il ne restait contre les triumvirs que la flotte de SextusPompée, qui ne représentait que le parti oublié de son père (p. 285).
Après leur victoire, les triumvirs s’occupèrent d’un nouveaupartage. Antoine eut l’Orient, Octave garda l’Occident, etrevint en Italie pour y distribuer aux vétérans les récompensespromises. S’il dépouilla les Italiens de leurs propriétés , il s’atta-cha directement les soldats par la reconnaissance. Un cri d’hor-reur s’éleva partout; mais Octave y fut sourd 1 . Bientôt après,Fulvie, femme d’Antoine, causa la ruine de Pérouse (4o), tandisque son mari s e perdait auprès de Cléopâtre, reine d'Égypte.
Cependant les flottes de Sextus affamaient Rome et lTtaiie. Cefils de Pompée paraissait d’autant plus redoutable , qu’il était surle point de s’allier avec Antoine. Octave, après avoir essayévainement de gagner Sextus , ne songea plus qu’à le combattre.
I. Virgile dut néanmoins à son génie naissant la conservation<lu petit champ de son père. C’est le sujet de sa première Églogue,