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mourir; tue sa mère, tue Burrhus, incendie Rome pour chanter surses ruines, accuseles chrétiensde ce crime (p. 294), et donne contreeux le premier édit de persécution générale ( 64 ); puis , à proposd’une conspiration tramée contre lui, il condamne à la mortSénèque, le poète Lucain , le licencieux Pétrone , comme com-plices; Soranus et Thraséa, la vçrtu même, comme contemp-teurs de sa divine voix; puis il va cueillir en Grèce dix-huitcents couronnes avec une armée de musiciens et de Bateleurs(67). Mais soudain Yindex soulève la Gaule et s’unit au vieuxGalba, qui soulève l’Espagne et de là tend la main à Macer,sous qui l’Afrique se révolte. Tout l’univers romain s’arme contrele tyran qui, condamné par le sénat au supplice des ennemisde l’Etat se fait, après de longues hésitations, tuer par l’af-franchi Phaon, en s’écriant : Quel artiste le monde va perdre !En lui finit la famille d’Auguste (68).
C’est sous le règne de Néron que CorBulon vainquit lesParthes et les Arméniens ( 56 - 65 ) ; mais le cruel empereur lefit périr comme coupable de trop de gloire.
2. Galba. , Othow , Vitellics (68-69). A partir de Galba ,la succession héréditaire dans une famille cessa, et l’on vitl’armée disposer du trône à son gré.
Galba , successeur de Néron , âgé de soixante-dix ans , rigide ,économe jusqu’à l’avarice, eut pour ennemis les soldats , la po-pulace et tous ceux qui vivaient aux dépeus du trésor public.Sentant sa faiblesse, il désigna pour son successeur le vertueuxPison. Otbon, outré de cette préférence, les fit massacrer tousdeux par les prétoriens, qui le portèrent au trône (69). Sur cesentrefaites, deux soldats entreprenants, Yalens et Cécina, don-naient en Germanie l’empire à Yitellius. La bataille de Bc-driac 1 2 décida en sa faveur. Rome vit alors , pendant trois mois ,un tyran stupide, toujours plongé dans le sang ou dans le vin ,et dont la gourmandise dévorait par mois plus de vingt mil-
1. On attachait le criminel à un poteau, et on le battait deverges jusqu’à la mort.
•>., Un ennemi mort sent, toujours bon , dit-il sur le champ debataille à l’un de ses partisans que l’odeur des cadavres suffo-quait.