HISTOIRE ROMAINE. 48. 3i(>
Le meurtrier était près de le flt'cliir; mais les soldats lui tran-chèrent la tête (388).
La clémence était l’une des principales vertus de Théodose.Peu content de faire grâce h des conjurés, il aurait voulu res-susciter les moris ; il pardonna la révolte d’Antioche à la solli-citation de l’évèque Flavien , et si sa clémence se démentitdans le massacre de Thessalonique, il subit avec résignation lapénitence publique que S. Ambroise, évêque de Milan, lui im-posa (3go).
Valentinien II, quoique à la fleur de l’âge, marchait sur sestraces. 11 venait de vaincre les Francs, et de traiter avantageu-sement avec Marcomir, père de Pharamond, lorsqu’il fut assas-siné lâchement à Vienne (en Dauphiné), par le franc Arbogast(3go). Le meurtrier mit sur le trône le rhéteur Eugène , soncomplice et son ami. Théodose, après trois ans de préparatifs,remporta sur eux une victoire décisive (3 q4) 5 T 1 * m it tout ^ em **pire cnLre ses mains. Il n’eu jouit pas longtemps. Il mourutl’année suivante à Milan (3g5). Il est le dernier prince par quil’empire ait été possédé dans son intégrité. Ses deux fils, Arca-dius et Ilouorius, se le partagèrent sous la tutelle, l’un du gothRufïin, et l’autre, du vandale Stilicon.
Efforts impuissants des vieilles religions et des nou-velles HÉRÉSIES CONTRE LE CHRISTIANISME; POLYTHÉISME DE
Julien; arianisme de Vàlens. L’Eglise avait triomphé avecConstantin ; mais les vieilles religions et les nouvelles hérésiesvinrent lui disputerla victoire. Une foule de chrétiens, convaincusou entraînés plutôt que convertis, étaient recrutés parl’hérésie, quiséduisait aussi les puissants. L’idolâtrie, qui n’avait plus d’autresressources que les sophistes, entêtés de la théurgie, et la multi-tude, passionnée pour les spectacles, observait les troubles du chri-stianisme et semblait attendre un retour de fortune; enfin lesJuifs , difficiles â comprimer, étaient prêts toujours et partout h sejoindre aux hérétiques et aux païens contre les catholiques ; maistous leurs efforts furent impuissants.
L’hérésie d’Arius, qui niait la divinité du Verbe, fut anathéma-tisi e, et la croyance de l’Eglise, constatée par une formule ou pro-fession de foi, qu’on appelle Symbole deNicee^ et qui fut décrétéepar un concile œcuménique de trois cent dix-huit évêques (3^5).
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