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dait de la guerre, de la paix et des affaires d’un intérêt general.
Il n’y avait ni impôts réguliers, ni trésor public. Les charges del’Etat étaient toutes locales. Les rois mérovingiensn’eurent long-temps pour revenus que le produit de leurs domaines, la moitiédes amendes judiciaires, et les présents volontaires que les Francsleur apportaient aux Champs de Mars. Plus tard , on fut obligede recourir aux impôts indirects; mais les alleux ne furent jamaissoumis à la contribution foncière.
Le service militaire était du par tous , dans les guerres natio-nales appelées Landewehr (défense du pays). Chaque guerrierdevait s’équiper et s’entretenir à ses propres frais. Dans lesguerres privées , appelées Fehdes , le service n’était obligatoireque pour les leudes bénéficiaires ou soldés. La guerre était an-noncée par un ban (publication). De là les noms de ban et ar-rière-ban donnés a ces anciennes milices.
En France, en Espagne, en Italie, les provinces fuient admi-nistrées par des ducs, les cités on diocèses par des comtes , et lessubdivisions des comtés par des viguiers ou vicomtes , des cente-niers et des dizeniers. Les ducs et les comtes percevaient les re-venus publics et menaient les hommes libres à l’armée.
La justice était rendue dans les assises ( placita minora ) tenuespar les ducs, les comtes , les viguiers, les centeniers et les dize-niers , suivant la nature de l’affaire ou la gravité du cas. D’abordtous les hommes libres du canton devaient assister à ces plaids.Dans la suite , on n’y appela qu’un nombre déterminé de jugesnommés Rachimbourgs ou Echevins. Ainsi chacun était jugé parses pairs.
La procédure était publique. Les jugements se fondaient :i D sur les preuves écrites ; 2 ° sur les témoins; 3° sur les Conjura-teurs , qui affirmaient sous serment la culpabilité ou l’innocencede l’accusé; 4° sur les épreuves judiciaires ou jugements de.Dieu, par le feu , l’eau, la croix ou le combat singulier : on lesappelait Ordalies.
La peine capitale était réservée pour des cas rares. U amendeou Fredum était le prix de la paix ( Jriedc ) que la société garan-tit à chacun de ses membres. La composition ou JV'eregiUl (ar-gent de l'homme) compensait l’homicide : les lois barbares of-fraient un tarif pour toutes sortes de délit et de crime. Le