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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE DU MOYEN AGE. H. 4 or

royauté. Dans chacun de ces fiefs 9 il se trouvait des inféodations 1 ,sur le nombre desquelles on ne peut être fixe. C’est alors queles noms patronymiques francs et gallo-romains s’effacèrent en-tièrement pour faire place au nom de la terre , qu'on désignaitordinairement par une épithète relative soit h la situation dudomaine , soit h sa production, soit à quelque accident naturel.C’est également à. cette époque que la plupart des provinces pri-rent des noms romans, traduction plus ou moins informe duterme latin qui les désignait sous la domination romaine.

Le gentilhomme proprement dit, dans le sens où nous enten-dons ce mot aujourd'hui, commença h paraître vers la fin de laseconde race. La noblesse titrée, que Constantin mit h la placedu patriciat (p. 3 ^ 4 , 332 ), s'infiltra chez les Francs par leur mé-lange avec les générations romaines , par les emplois qu'ils occu-paient dans l'empire, parl’influence que les vaincus civilisés exer-cèrent dans l’intimité du foyer sur leurs vainqueurs agrestes.

i° Le comté de Termandois , donné en 820 h Pépin, fils duroi Bernard ; plus tard, il fut remplacé par le comté de Cham-pagne ;

2” Le comté de Toulouse , détaché en 85 o du duché d’Aqui-taine ;

3 ° Le comté de Flandre , dont Baudoin Bras de Fer fut lepremier comte en 862 ;

4 ° Le duché de Bourgogne , donné en 877 par Charles leChauve h sou frère Richard le Justicier;

5 ° Le duché d’Aquitaine ou de Guienne , devenu héréditaireen 951 ;

6° Le duché de Normandie , donné à Rollon , en 912, parCharles ie Simple, qui lui accorda aussi la suzeraineté de la Bre-tagne ;

7 0 Le duché de France , donné h Robert le Fort, et réuni ùla couronne par l’avénement de sa famille.

Le nombre des pairies fut porté plus tard N douze par la créa-tion de six pairs ecclésiastiques; c’étaient les archevêques deReims et de Sens, les évêques deNoyon.de Beauvais, de Châlonset de Limoges.

Quand les pairs furent au nombre de douze, on les appela lesdouze compagnons , etFroissart les nomme Frères du royaumede France .

1. On appelait terre injeodée , celle qui était accordée <» titrede vassalité.

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