HISTOIRE DU MOYEN AGE. H. 4 or
royauté. Dans chacun de ces fiefs 9 il se trouvait des inféodations 1 ,sur le nombre desquelles on ne peut être fixe. C’est alors queles noms patronymiques francs et gallo-romains s’effacèrent en-tièrement pour faire place au nom de la terre , qu'on désignaitordinairement par une épithète relative soit h la situation dudomaine , soit h sa production, soit à quelque accident naturel.C’est également à. cette époque que la plupart des provinces pri-rent des noms romans, traduction plus ou moins informe duterme latin qui les désignait sous la domination romaine.
Le gentilhomme proprement dit, dans le sens où nous enten-dons ce mot aujourd'hui, commença h paraître vers la fin de laseconde race. La noblesse titrée, que Constantin mit h la placedu patriciat (p. 3 ^ 4 , 332 ), s'infiltra chez les Francs par leur mé-lange avec les générations romaines , par les emplois qu'ils occu-paient dans l'empire, parl’influence que les vaincus civilisés exer-cèrent dans l’intimité du foyer sur leurs vainqueurs agrestes.
i° Le comté de Termandois , donné en 820 h Pépin, fils duroi Bernard ; plus tard, il fut remplacé par le comté de Cham-pagne ;
2” Le comté de Toulouse , détaché en 85 o du duché d’Aqui-taine ;
3 ° Le comté de Flandre , dont Baudoin Bras de Fer fut lepremier comte en 862 ;
4 ° Le duché de Bourgogne , donné en 877 par Charles leChauve h sou frère Richard le Justicier;
5 ° Le duché d’Aquitaine ou de Guienne , devenu héréditaireen 951 ;
6° Le duché de Normandie , donné à Rollon , en 912, parCharles ie Simple, qui lui accorda aussi la suzeraineté de la Bre-tagne ;
7 0 Le duché de France , donné h Robert le Fort, et réuni ùla couronne par l’avénement de sa famille.
Le nombre des pairies fut porté plus tard N douze par la créa-tion de six pairs ecclésiastiques; c’étaient les archevêques deReims et de Sens, les évêques deNoyon.de Beauvais, de Châlonset de Limoges.
Quand les pairs furent au nombre de douze, on les appela lesdouze compagnons , etFroissart les nomme Frères du royaumede France .
1. On appelait terre injeodée , celle qui était accordée <» titrede vassalité.
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