i4o PHILOSOPHIE. 5. 4.
la route de la science philosophique, la Logique l'assure, laMorale et la Théodicée l’achèvent.
Quant à VHistoire de la Philosophie , cette histoire ne seraitpas comprise, si l’on ne connaissait pas préalablement toutesles matières qu’elle comprend, c’est-à-dire les quatre partiesmêmes dont elle se compose.
PSYCHOLOGIE..
N" 4.
r. Objet de la Psychologie,-— 2 . Nécessité de commencer Vélude'de la Philosophie par la Psychologie, — 3. De la conscienceet de la certitude qui lui est propre •
i. Objet de la psychologie. La Psychologie a pour objetl’étude de l’âme en elle-même, c’est-à-dire de ses facultés etde ses états, de ses opérations et de ses connaissances, touteschoses qui portent le nom de phénomènes (<pcttya 9 paraître).Les phénomènes de l’âme sont constatés par l’âme èlle-même,au moyen de l’observation , d’une vue intérieure, d’une espècede sens intime qu’on appelle conscience , c’est-à-dire faculté dese connaître soi-même ( mens sut conscia ).
0 .. Nécessité de commencer par la psychologie. Il estnécessaire de commencer par la Psychologie l’étude de la PhiLo-sophie. En effet, il faut à toute science un point de départincontestable. Or, on a tout mis en doute, tout nié même,hors le principe pensant, quel qu’il fût d’ailleurs ; jamais scep-tique n’a douté de son existence personnelle ; la pensée impliquel’être, selon cet axiome fondamental de Descartes : Je pense ,doncÿexiste. Ainsi l’existence personnelle, manifestée par lapensée, en d’autres termes, la Psychologie doit être le début dela science philosophique.
3. De la conscience. La conscience ou sens intime est lavue de ce qui se passe en nous. C’est l’âme elle-même, prenantconnaissance de son propre état.
On donne le nom d 'interne, de subjectifs de moi , à tous*îes phénomènes psychologiques qui tombent sous la conscience;et celui à?externe, ^objectif ’, de non-moi , à tous les plicno-