PHILOSOPHIE. 4 . 5 . 14,
mènes extérieurs qui, comme tels, sont étrangers au sens in-time. Toutefois il faut remarquer que, dans l’observation interne,le subjectif et l’objectif se confondent, puisque Pâme est toutensemble le sujet observant et P objet observé.
De la certitude propre a la conscience. La certitudepropre à la conscience est absolue, parce qu’elle résulte del’identité du sujet avec l’objet. L’âme s^nt et connaît qu’ellesent; l’âme sait et connaît qu’elle sait; l’âme veut et connaîtqu’elle veut. Tout ce que l’âme sent, sait ou veut, est tel qu’ellele sent, le sait ou le veut ; rien de plus, rien de moins. Letémoignage qu’elle en porte est irrécusable; c’est le fond mêmede notre existence intérieure, qui se compose de sentiments,de pensées et de volontés, en un mot, de tous les phénomènesque la conscience nous révèle.
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1. Des phénomènes de conscience et de nos idées en général,—2 .De leurs différents caractères et de leurs diverses espèces.Donner des exemples,
1. Des phénomènes de conscience et de nos idées en géné-ral. Les phénomènes de conscience se distinguent en deuxclasses: i° d’après les objets qu’ils représentent; 2° d’après lesprincipes dont ils manifestent l’action.
i° L’âme a conscience de ses sentiments, de ses pensées etde ses volontés; elle s’apparaît à elle-même comme force sen-sible , intelligente et volontaire.
2° L’âme se connaît comme sensible, mais elle connaîtencore toutes les phases de la sensibilité, soit physique, soitintellectuelle, soit morale; — l’âme se connaît comme intelli-gente, mais elle connaît encore toutes les formes de l’intelli-gence ; *— Paine se connaît comme volontaire , mais elle connaîtencore tous les modes de la volonté.
L’âme est passive, loisqu'on la considère dans ses états;active, dans ses opér irions. De là les expressions de passivité ,de réceptivité pour le premier cas , et iVactivité ^ de producti-vité pour le second.
Mais que l’âme soit active ou passive, il y a du savoir danschaque phénomène de la conscience ( curn , scienha ). Savoir,