tfa PHILOSOPHIE. 5.
c’est voir par l’esprit, c’est avoir une idée*. Ainsi Vidée engénéral est la notion d’un phénomène, d’un fait soit intérieur,soit extérieur. On appelle objets d’idées , l’existence des faits,leurs qualités et leurs rapports.
a. De leurs différents caractères et de leurs diversesespeces, etc. Les idées présentent différents caractères : si l’idéevient à l’occasion d’un objet qui tombe immédiatement sousla vue de l’esprit, c’est une perception; si l’idée se forme à lasuite de perceptions partielles, c’est une conception ; si l’idéese rapporte à des faits passés, c’est un souvenir; enfin si l’idéene repose sur aucune réalité , c’est une imagination .
Les idées se divisent encore en différentes espèces selon qu’on lesconsidère dans leur objet, dans leur origine ou dans leur nature.
i° Considérées dans leur objet, les idées sont physiques ,morales ou métaphysiques , individuelles ou générales , con-tingentes ou nécessaires .
Les idées physiques s’appliquent aux objets matériels : eau ,terre ; — morales, aux faits moraux : modestie , orgueil; —métaphysiques, aux f'aiis de l’ovdre rationnel t temps , cause; —individuelles, aux individus : César , Rome y — générales, àtous les individus du même genre : les hommes , les plantes ; —contingentes, aux objets qui pouvaient ne pas être : le vert, lerouge ; —- nécessaires, aux objets qui ne pouvaient pas ne pasêtre : le temps , la cause , etc.
2 ° Considérées dans leur origine, les idées sont sensibles ,abstraites 3 adventices ou factices .
Les idées sensibles nous viennent par les sens : blanc , noir;— les abstraites, par l’abstvaclion : grandeur , beauté; — lesadventices, par l’application directe de l’esprit à l’objet : soleil ,table ; — les factices, par une création de l’esprit ; montagned'or-, cheval ailé,
3° Considérées dans leur nature, les idées Sont claires ouobscures , complètes ou incomplètes , vraies ou fausses , etc.
L’idée est claire quand elle suffit pour faire reconnaître l’objetdès qu’il s’offre à nous : une rose, une pomme ; — obscure,quand elle laisse quelque incertitude sur son objet : espace ; —
i. Du mot grec ii'ia ., qui vient lui-même du verbe sidaet par résultat, savoir .