i \S PHILOSOPHIE. 8. <>.
plaisir n’est ni la notion ni l’acte lui-même ; c’est un phénomèned’une tout autre nature.
3. Marquer la place de la sensibilité , etc. De toutesnos facultés, c’est la sensibilité qui se développe la première.L’enfant commence par senti?', et s'il connaît , s’il veut en mêmetemps, ces deux forces sont encore si bornées qu’on peut les re-garder comme endormies au sein de la triade psychologique. Lasensibilité n’est alors que physique ; la sensibilité morale semanifeste ensuite, et, comme t’intellectuelle^ elle ne trouvetous ses développements que dans ceux de l’intelligence et de lavolonté.
N° 9.
i. De la faculté de connaître , ou de la raison. — 2. Caractèrepropre de cette faculté,
1. De la faculté de connaître, ou de la raison. Lafaculté de connaître s’étend h tout. En effet, l’âme sait qu’ellesent, qu’elle connaît et qu’elle veut; de sorte que la faculté deconnaître embrasse , dans toutes ses manifestations , le sujetsensible, intelligent et libre, en d’autres termes 3 le monde in-térieur, ou le moi ; elle atteint aussi le monde extérieur, ou lenon-moi.
Le moi est connu par le sens intime ou la conscience; le non-moi matériel, par les sens physiques ou la perception externe ;le non-moi immatériel, par le sens intuitif ou la raison.
Dans ces différentes manières de connaître, c’est toujours l’âmequi connaît; la conscience, c’est l’âme se connaissant elle-même ; la perception externe, c'est l’âme connaissant le non-moi matériel ; la raison intuitive, c’est l’âme connaissant le non-moi immatériel.
La faculté de connaître , appelée génériquement intelligenceou raison , se partage en neuf autres facultés qui prennent diffé-rents noms, suivant le mode différent de leur exercice. Cesont : la conscience , l 'attention , la pei'ception externe , le ju-gement ? le raisonnement , Vabstraction , la généralisation , lamémoire et l 'association des idées .
2. Caractère propre de cette faculté, Le caractère pro-pre de la faculté de connaître , qu'on ne peut d’ailleurs con-