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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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386 CHIMIE. 46.

celles que la potasse, la soude, la chaux, la baryte , à cause deleur grande tendance à se combiner avec les acides , sont aussicelles qui agissent le plus énergiquement sur ces composes bi-naires. Après ces bases salifiables, vient l’ammoniaque, dont l’ac-tion sur les sels a beaucoup d’analogie avec celle de la potasse, dela soude, etc. Ces bases décomposent presque tous les sels descinq autres sections , en s’emparant de tout l’acide du sel et enprécipitant l’oxide h l’étal d’hydrate. Il arrive parfois que cesbases, employées avec excès, dissolvent le précipité qu’ellesforaient. En général, une base, en présence d’un sel, tend h ledécomposer en s’emparant en totalité ou en partie de son acide ,et en mettant en liberté la base primitivement combinée avecl’acide du sel.

Décomposition d’un sel par un métal. Lorsqu’un métal estplongé dans une dissolution saline, il se produit des phénomènestrès-yariables , dus h deux causes principales : i° au jeu des affi-nités chimiques ; 2 ° h l’action de l’électricité développée par lecontact du métal précipi tant et du métal précipité. Pour que l’ac-tion commence, il est nécessaire que le métal précipitant aitpour l’oxygène Une affinité plus grande que celle du métal pré-cipité par ce gaz ; et pour que l’action continue , le métal précipi-tant doit jouer le rôle positif h l'égard du métal précipité. Lorsqu’onConnaît ce degré d’affinité des métaux pour l’oxygène, on prévoitfacilement les résultats que fournit un métal plongé dans une dis-solution saline. Les métaux des quatre dernières sections (p. 365)sont sans action sur les sels des deux premières (p. 364) ; tandisque les métaux de la première section, vu leur grande affinité pourl’oxygène, décomposent l’eau de préférence au sel. Si l’on plongedans une dissolution saline de la quatrième section un métal ap-partenant à l’une de ces sections, il y a réaction, le métal nouveause substitue h. celui qui est dissous et le précipite.

Dans ces sortes de réactions, le sel ne change pas d’état desaturation, et il ne se dégage aucun gaz ; or ces substitutionssont de véritables équivalents chimiques (p. 368), et prouventque , dans les sels de même genre et au même état dè saturation ,l’oxygène de l'acide est proportionnel h la quantité de l’oxygène del’oxide. Parfois le métal précipité tombe au fond du vase sanss’attacher au métal précipitant; dans d’autres circonstances, il se