DU SYSTÈME FIGURÉ. io5
celui de la réalité du bien et du mal moral; de la nécessité deremplir ses devoirs; d’être bon, juste, vertueux, etc.; c’estl’objet delà morale générale.
Si l’on considéré que les sociétés ne sont pas moins obligéesd’être vertueuses que les particuliers, on verra naître les devoirsdes sociétés, qu’on pourrait appeler jurisprudence naturelled’une société; économique d’une société; commerce intérieur,extérieur de terre eide mer; et politique d’une société.
III. Science de i.a nature. Nous distribuerons la sciencede la nature en physique et mathématique. Nous tenons en-core cette distribution de la réflexion et de notre penchantà généraliser. Nous avons pris par les sens la connaissancedes individus réels : soleil, lune, sirius , etc.; astres : air,feu , terre, eau, etc. ; élémens : pluies , neiges , grêles , ton-nerres, etc., météores ; et ainsi du reste de l’histoire naturelle.Nous avons pris en même temps la connaissance des abstraits,couleur, son, saveur, odeur, densité, rareté, chaleur, froid,mollesse, dureté, fluidité, solidité, roideur, élasticité, pesan-teur, légèreté, etc. ; figure, distance, mouvement, repos, du-rée, étendue, quantité, impénétrabilité.
Nous avons vu par la réflexion que de ces abstraits , les unsconvenaient à tous les individus corporels, comme étendue,mouvement, impénétrabilité, etc. Nous en avons fait l’objet dela physique générale , ou métaphysique des corps ; et ces mêmespropriétés, considérées dans chaque individu en particulier,avec les variétés qui les distinguent , comme la dureté, le res-sort, la fluidité, etc., font l’objet delà physique particulière.
Une autre propriété plus générale des corps , et que supposenttoutes les autres, savoir, la quantité , a formé l’objet des mathé-matiques. On appelle quantité ou grandeur, tout ce qui peutêtre augmenté et diminué.
La quantité, objet des mathématiques, pouvait être consi-dérée, ou seulement et indépendamment des individus réels,et des individus abstraits dont on en tenait la connaissance ; oudans ces individus réels ou abstraits; ou dans leurs effetsrecherchés d’après des causes réelles ou supposées ; et cette se-conde vue de la réflexion a distribué les mathématiques en ma-thématiques pures, mathématiques mixtes , physico-mathéma-tiques.
La quantité abstraite, objet des mathématiques pures, estou nombrable ou étendue. La quantité abstraite nombrablc estdevenue 1 objet de Y arithmétique ; et la quantité abstraiteétendue , celui de la géométrie.
I, arithmétique se distribue en arithmétique numérique ou