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Tome premier.
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DE PHILOSOPHIE. 33i

du corps sonore les principales règles de l’harmonie. Maisayant à débrouiller le premier cette matière difficile , qui surun grand nombre de points importans ne paraît pas susceptiblede démonstration , il a été souvent obligé , comme il le reconnaîtlui-même , de multiplier les analogies, les transformations, lesconvenances, pour satisfaire la raison autant qu’il est possibledans l’explication des phénomènes. L’illustre artiste dont ils’agit, a été pour nous le Descartes de la musique. On ne peutse flatter, ce me semble, de faire quelque progrès dans lathéorie de cette science, qu’en suivant la méthode qu’il a tracée.

XIX. HYDROSTATIQUE ET HYDRAULIQUE.

La seconde science dont nous avons à parler , est celle del’équilibre et du mouvement des fluides , et de leur action surles corps solides qui y sont plongés. La théorie de l’équilibre desfluides se nomme hydrostatique ; celle de leur mouvement et deleur résistance s’appelle hydraulique.

Si on connaissait la figure et la disposition mutuelle des par-ticules qui composent les fluides, il ne faudrait point d’autresprincipes que ceux<de la mécanique ordinaire , pour déterminerles lois de leur équilibre, de leur mouvement et de leur action ;car la recherche de ces lois dans un système quelconque decorpuscules , n’est qu’un problème de mécanique pour la solu-tion duquel on a tous les principes qu’on peut désirer. Cependantplus le nombre des corpuscules serait grand , plus il deviendraitdifficile d’appliquer le calcul aux principes d’une manière simpleet commode ; ainsi une telle méthode ne serait guère praticabledans la mécanique des fluides. Mais nous sommes même bienéloignés d’avoir toutes les données nécessaires pour être à portéede faire usage de celte méthode. Nous ignorons la figure etl’arrangement des parties des fluides ; nous ignorons commentces parties se meuvent entre elles. Il y a d’ailleurs une si grandedifférence entre un fluide et un amas de corpuscules solides ,que les lois de la pression des fluides sont très-différentes deslois de la pression des solides. L’expérience seule a pu nousinstruire en détail des lois de l’hydrostatique, que la théoriela plus subtile n’aurait jamais pu nous faire soupçonner ; etdepuis même qu’elles sont connues, on n’a pu trouver encored’hypothèse satisfaisante pour les expliquer , et pour les réduireaux principes ordinaires du mouvement et de l’équilibre. Aussile mécanisme intérieur des fluides , si peu analogue à celui desautres corps, devrait être pour les philosophes un objet particu-lier d’admiration , si l’étude des phénomènes les plus simples ne