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Tome premier.
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DE PHILOSOPHIE. 333

lesmêmespour les fluides que pour les solides; en second lieu,s’ils suffisent à la mécanique des fluides.

Les particules des fluides étant des corps, il n’est pas douteuxque le principe de la force d’inertie , et celui du mouvementcomposé, ne conviennent à chacune de ces parties. Il en seraitde même du principe de l’équilibre , si on pouvait comparerséparément les particules fluides entre elles : mais nous ne pou-vons comparer ensemble que des niasses , dont l’action mutuelledépend de l’action combinée de différentes parties qui nous sontinconnues. ■

L’équilibre des fluides animés par une force de direction etde quantité constante, comme la pesanteur , est celui qui seprésente d'abord' à examiner , et qui est en effet le plus facile.Si on verse une liqueur homogène dans un tuyau composé dedeux branches cylindriques égales et verticales , unies ensemblepar une branche cylindrique horizontale , la première chosequ’on observe, c’est que la liqueur ne saurait être en équilibre,sans être à la même hauteur dans les deux branches. Il est facilede conclure de là que le fluide contenu dans la branche hori-zontale est pressé en sens contraires par l’action des colonnes ver-ticales. L’expérience apprend de plus que si une des,branchesverticales , et même si l’on veut, une partie de la branche ho-rizontale est anéantie , il faut pour retenir le fluide , la mêmeforce qui serait nécessaire pour soutenir un tuyau cylindriqueégal à l’une des branches verticales , et rempli de fluide à lamême hauteur ; et qu’en général, quelle que soit l’inclinaison dela branche qui joint les deux branches verticales , le fluide estégalement pressé dans le sens de cette branche et dans le sensvertical. Il n’en faut pas davantage pour nous convaincre queles parties des fluides pesans sont pressées et pressent égalenlenten tous sens. Cette propriété étant une fois découverte, on peutaisément reconnaître qu’eue n’est pas bornée aux fluides dontles parties sont animées par une force constante et de directiondonnée ; mais qu’elle appartient toujours aux fluides , quellesque soient les forces qui agissent sur leurs différentes parties.11 suffit, pour s’en assurer, d’enfermer une liqueur dans un vaseet de la presser avec un piston ; car si on fait une ouverture euquelque point que ce soit de ce vase , il faudra appliquer en cetendroit une pression égale à celle du piston pour retenir laliqueur ; observation qui prouve incontestablement que la pres-sion des particules se répand également en tout sens, quelleque soit la puissance qui tend à les mouvoir.

Cette propriété générale, l’égalité de pression en tous sons,constatée par une expérience très-simple , est le fondement de