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Tome premier.
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336 ÉLÉMENS

matière pourrait Lien être du nombre de celles ou les expé-riences faites en petit n’ont presque aucune analogie avec les ex-périences faites en grand , et les contredisent même quelquefois;où chaque cas particulier demande presque une expérience iso-lée, et où par conséquent les résultats généraux sont toujourstrès-fautifs et très-imparfaits.

Mais eût-on fait autant de progrès qu’on en a fait peu dans laconnaissance du mouvement et de l’action des fluides, cette con-naissance nous serait encore assez peu utile pour résoudre desquestions d’un genre plus compliqué, quoique d’ailleurs très-importantes en elles-mêmes. Il ne faudrait pas s’imaginer sur-tout, avec quelques médecins modernes, que la théorie du mou-vement des fluides dans des tuyaux ou solides ou flexibles, pûtnous conduire à celle de la mécanique du corps humain, de lavitesse du sang , de sou action sur les vaisseaux dans lesquels ilcircule. Il serait nécessaire pour réussir dans une telle recherche,de savoir exactement jusqu’à quel point les vaisseaux peuvent sedilater; de quelle manière et suivant quelle loi ils se dilatent; deconnaître parfaitement leur flgure, leur élasticité plus ou moinsgrande, leurs différentes anastomoses, le nombre, la force, etla disposition de leurs valvules , le degré de chaleur et de tena- 1cité du sang, les forces motrices qui le poussent. Encore quandchacune de ces choses serait parfaitement connue , la grandemultitude des élémens qui entreraient dans une pareille lliéori e,nous conduirait vraisemblablement à des calculs impraticables.C’est en effet ici un des cas les plus composés d’un problème,dont le cas le plus simple est fort difficile à résoudre. Lorsque leseffets de la nature sont trop compliqués et trop peu connus pourpouvoir être soumis à nos calculs, l’expérience est le seul guidequi nous reste ; nous ne pouvons nous appuyer que sur des in-ductions déduites d’un grand nombre de faits. Voilà le plan quenous devons suivre dans l’examen d’une machine aussi com-posée que le corps humain. 11 n’appartient qu’à des physiciensoisifs de s’imaginer qu’à force d’algèbre et d’hypothèses ils vien-dront à bout d’en dévoiler les ressorts.

XX. PHYSIQUE GÉNÉRALE.

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Les principes que nous venons d’établir sur la manière donton doit traiter la théorie des fluides , peuvent également s’appli-quer à la physique prise dans toute son étendue. L’étude decette science roule sur deux points qu’il ne faut pas confondre ,l’observation et l’expérience. L’observation, moins recherchée etmoins subtile , se borne aux faits qu’elle a sous les yeux, à bien