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Tome premier.
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DU MONDE. 36g

que ces séries devenaient très-convergentes par l’intégration , etil a donné une méthode particulière pour en trouver les premierset principaux termes. Je trouve aussi ces mêmes termes par nueroute différente, et que je crois assez simple; c’est aux savans àjuger laquelle des deux réunit le plus d’avantages. J’ai aussi tachéde faire sentir pourquoi Euler a rencontré des arcs de cercles dansl’expression du rayon de l’orbite de Saturne , comment on pour-rait se débarrasser de ces arcs, et parvenir ainsi à rendre raisonde l’inégalité séculaire qu’on observe dans le mouvement de Sa -turne. J’ai rendu compte de cette inégalité, ainsi que de plu-sieurs autres , sur la quantité desquelles les astronomes sont oune sont pas d’accord. A ce détail historique et astronomique,j’ai joint une méthode pour déterminer le mouvement des nœudset la variation d’inclinaison de l’orbite des planètes premières ,en la rapportant, non à l’orbite des planètes dont l’action troubleleurs monvemens , mais , ce que personne n’avait encore fait ,au plan de l’écliptique , ou plutôt au plan fixe et immobile quila représente. Il resterait à tirer de ces différentes méthodes lavaleur des inégalités de Saturne, pour la comparer avec celleque donnent les observations , ou peut-être même pour y sup-pléer , les observations de Saturne depuis deux siècles n’ayantété ni toutes exactes , ni assez nombreuses. Mais le travail con-sidérable que demandent ces recherches , et des occupationsd’un autre genre auxquelles des circonstances imprévues m’ontobligé , me forcent de remettre ces opérations à un autre temps.

Non-seulement les planètes agissent les unes sur les autres, etaltèrent par ce moyen leurs mouvemens ; elles agissent encore,suivant Newton , sur le soleil, qui par ce moyen n’est pas im-mobile dans l’espace absolu. Il est vrai que le mouvement dusoleil importe peu aux astronomes ; premièrement, parce quece mouvement est très-peu considérable par rapport à celui desplanètes ; et de plus , parce que les astronomes n’observent etn’ont besoin d’observer que le mouvement relatif des planètespar rapport au soleil considéré comme immobile, soit qu’en effetcet astre ait du mouvement, ou qu’il n’en ait pas. Néanmoinsil m’a paru à propos de traiter cette question dans un ouvrageoù je discute les principaux points du système du inonde. D’ail-leurs cette recherche ne sera peut-être pas toul-à-fait inutilepour connaître le mouvement de certaines étoiles dans lesquelleson observe des aberrations particulières , occasionées peut-êtrepar l’action de quelque planète qui tourne autour d’elles. J’aidonc déterminé le mouvement du soleil en embrassant d’abordla question dans toute sa généralité ; puis en la simplifiant pardegrés , je suis parvenu à une méthode fort facile, par laquelle