DES FLUIDES. 4og
cipes sont les mêmes pour les fluides que pour les solides ; eusecond lieu , s’ils suffisent à la théorie que nous entreprenons dedonner.
Les particules des fluides étant des corps, il n’est pas dou-teux que le principe de la force d’inertie, et celui dii mou-vement composé, ne conviennent à chacune de ces parties :il en serait de même du principe de l’équilibre, si on pouvaitcomparer séparément les particules fluides entre elles ; maisnous ne pouvons comparer ensemble que des masses , dontl’action mutuelle dépend de l’action combinée de différentesparties qui nous sont inconnues : l’expérience seule peutdonc nous instruire sur les lois fondamentales de l'hydrosta-tique.
L’équilibre des fluides , animés par une force de direction etde quantité constante , comme la pesanteur, est celui qui seprésente d’abord, et qui est en effet le plus facile à exami-ner. Si on verse une liqueur homogène dans un tuyau com-posé de deux branches cylindriques et verticales, unies en-semble par une branche cylindrique horizontale, la premièrechose qu’on observe , c’est que la liqueur ne saurait y être enéquilibre, sans être à la même hauteur dans les deux bran-ches. Il est facile de conclure de là que le fluide contenu dansla branche horizontale est pressé en sens contraire par l’actiondes colonnes verticales. L’expérience apprend de plus que siune des branches verticales , et même , si l’on veut, une partiede la branche horizontale est anéantie, il faut, pour retenir lefluide , la même force qui serait nécessaire pour soutenir untuyau cylindrique égal à l’une des branches verticales, et remplide fluide à la même hauteur; et qu’en général , quelle que soitl’inclinaison de la branche qui joint les deux branches verti-cales , le fluide est-également pressé dans le sens de cettebranche et dans le senj vertical. Il n’en faut pas davantagepour nous convaincre que les parties des fluides pesans sontpressées et pressent également en tout sens. Cette propriétéétant une fois découverte , on peut aisément reconnaître qu’ellen’est pas bornée aux liqueurs dont les parties sont animéespar une force constante et de direction donnée, mais qu’elleappartient toujours aux fluides, quelles que soient les forcesqui agissent sur leurs différentes parties. Il suffit, pour s’enassurer, d’enfermer une liqueur dans un vase de figure quel-conque, et de la presser avec un piston; car si l’on fait uneouverture en quelque point que ce soit de ce vase, il faudraappliquer en cet endroit une pression égale à celle du pistonpour retenir la liqueur; observation qui prouve incontestable-