4io SUR LE MOUVEMENT
ment que la pression des particules se répand également en tout
sens , quelle que soit la puissance qui tend à les mouvoir.
Cette propriété générale , constatée par une expérience sisimple, est le fondement de tout ce qu’on peut démontrer surl’équilibre des fluides. Néanmoins, quoiqu’elle soit connue etmise en usage depuis fort long-temps, il est assez surprenantque les lois principales de l’hydrostatique en aient été si obs-curément déduites. Parmi une foule d’auteurs , dont la plu-part n’ont fait que copier ceux qui les avaient précédés , àpeine en trouve-t-on qui expliquent avec quelque clarté pour-quoi deux liqueurs sont en équilibre dans un syplion ; pour-quoi l’eau contenue dans un vase qui va en s’élargissant de hauten bas , presse le fond de ce vase avec autant de force que si elleétait contenue dans un vase cylindrique de même base et demême hauteur , quoique, en soutenant un tel vase , on ne porteque le poids du liquide qui y est contenu ; pourquoi un corpsd’une pesanteur égale à celle d’un pareil volume de fluide s’ysoutient en quelque endroit qu’on le place, etc. On ne viendrajamais à bout de démontrer exactement ces propositions, quepar un calcul net et précis de toutes les forces qui concourent àla production de l’effet qu’on veut examiner, et par la déter-mination exacte de la force qui en résulte. C’est ce que j’aitâché de faire d’une manière qui ne laissât dans l’esprit au-cune obscurité, en employant pour unique principe la pres-sion égale en tout sens. J’en ai déduit jusqu’à la propriété siconnue des fluides, de se disposer de manière que leur sur-face soit de niveau, propriété qui n’a peut-être pas été tropbien prouvée jusqu’ici.
Au reste, quoique l’exposition et le développement des loisconnues de l’équilibre des fluides soit l’objet principal de la pre-mière partie de cet ouvrage, néanmoins je me suis aussi pro-posé de la rendre intéressante pour les savans, soit en y trai-tant des matières qui ne l’avaient point encore été , comme l’c’-quilibre des fluides dont les parties sont adhérentes entreelles, soit en approfondissant celles qui m’ont paru le mériterdavantage, comme l’équilibre des fluides élastiques; soit enfinen proposant quelques conjectures sur différens problèmesd’hydrostatique, dont la solution pourra donner lieu aux re-cherches des géomètres.
Les principes généraux de l’équilibre des fluides étant con-nus , il s’agit à présent d’examiner l’usage que nous en de-vons faire, pour trouver les lois de leur mouvement dans lesvases qui les contiennent.
La méthode générale dont nous nous sommes servis dans