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comparaison qui n’csl pas bien noble, mais qui n'en paraîtrapas moins juste, ce (pic font clans une fable charmante et bienconnue certains petits animaux, à l’aspect Juchât leur ennemi :
Mettent le ne* h l’air , montrent un peu la tête ;Puis rentrent dans leurs nids à rats,,
Puis ressortant font quatre pas ,
Puis enlin se mettent en'quête.
Si Despréaux abandonnait les anciens sur la philosophie , onsait avec quelle chaleur il a défendu leur cause en matière delittérature et de goût. Cette controverse, assez semblable à unedispute de religion, par l’aigreur et la haine qu’on y mit de partet d’autre, est aujourd’hui rebattue jusqu’à l’ennui, et nousn’avons garde de la renouveler dans cet éloge. Nous nous bor-nerons à une seule réflexion : c’est que Perrault et ses partisans,tout occupés à rendre bien ou mal à Despréaux les ridiculesqu’ils en recevaient, auraient peut-être trouvé fort aisément,avec un sens plus rassis et plus de connaissance des hommes, lemoyen de ramener ou de calmer au moins leur adversaire. Carsupposons pour un moment que dans le fort de cette violentequerelle , Perrault eut dit à Despréaux : Euripide est sans douteun grand poêle tragique ; mais, de bonne foi, votre ami Racinene Va-t-il pas surpassé? Horace, Juvénal et Perse, étaient dessatiriques du premier ordre / mais vous, Despréaux, n êtes-vouspas supérieur à chacun d'eux, puisque vous les réunissez toustrois ! Homère est le prince des poêles ; mais donnez-nous unetraduction entière de Z’iliadc, semblable à quelques morceaux quevous, nous avez déjà traduits ; croyez-vous que Z’Iüade françaiseddt alors rien envier à Z’Iliade grecque Ces questions auraientvraisemblablement refroidi le zèle religieux de Despréaux pourles anciens, qui se serait trouvé aux prises avec son amour-propre ; et si Perrault eut ajouté : Croyez-vous que Louis-le-Grand ne soit pas supérieur à Auguste ? La dévotion du satiriqueaurait pu se changer en apostasie ( 28 ).
Quelque excessive néanmoins que cette dévotion parut aux an-tagonistes de Despréaux, il convenait lui-même qu’elle n’étaitrien auprès de celle de M. et de madame Dacier ; ceux-ci fai-saient sans scrupule des espèces de Saints de tous les grandsphilosophes du paganisme, et regardaient presque Despréaux'comme un esprit fort ou un hérétique, parce qu’il était plus mo-déré dans son culte : il n’eût pas tenu à madame Dacier queSaplio même, la scandaleuse Sapho, ne fût canonisée comme lesautres; et quand Despréaux lui représentait modestement quecette Sapho, si digne deS honneurs divins, avait poussé le dé-