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Tome deuxième.
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400 NOTES SUR L’ÉLOGE

» sur ce sonnet ; répondant oserai-je vous dire que e’est une de mes pro-» duclions dont je m’applaudis lopins? » Il eu cite même quelquesvers, en ajoutant qu’il ne croit pas avoir rien l'ait de plus gracieux.Il prétendait avoir l'ait ce sonnet pour en expier un autre , ouvragede sa jeunesse (1). « Les vers en sont assez bien tournés , disait-il en» parlant de ce dernier sonnet, et je ne le désavouerais pas même» aujourd'hui, n’était une certaine tendresse tirant à l’amour qui y» est marquée, et qui y convient d’autant moins, que jamais amitié» ne lut plus pure ni plus innocente que la nôtre. Mais quoi ! je croyais» alors que la poésie ne pouvait parler que d’amour. C’est pour répa-» rer celle laule, et pour montrer qu’on peut parler en vers de l’ami—» lié, meme enfantine, que j’ai composé, il y a quinze ou seize ans,» le seul sonnet qui csfdans mes ouvrages. » C’est celui dont l’auteurétait si content. Nous croyons qu’il sera seul de son avis.

Ouclquefois aussi indulgent admirateur des vers d’autrui que dessiens, il exaltait beaucoup ces trois vers où Itaean peint la gloire d’unhéros chrétien dans le ciel :

IJ voit, comme fourmis, mnrelirr nos légionsSur cc petit amas de poussièie et de boueDont notre vanité fait tant de régions.

Despréaux disait, comme on le voit par une de ses lettres , qu’il au-rait donné scs trois meilleurs vers pour avoir fait ceux-là; assurémentil eut beaucoup perdu au change. La pensée de ses vers est belle etgrande ; mais elle pouvait être bien plus heureusement exprimée.Comme J'ourmis est une expression familière et peu noble \ Jait tant derégions, expression d’ailleurs très-prosaïque, ne présente qu’une idéevague , et ne caractérise pas avec assez d’énergie et de précision le prix(pie lions attachons à ce petit amas de boue , théâtre de notre gloire etde notre vanilé.

La sévérité dont Despréaux se piquait dans ses vers ne lui permettaitguère les impromptus; il en laisail pourtant quclquclois, et même d’as-sez heureux. La ville de Mous , qui appartenait an roi d’Espagne, et quiîl’avoil jamais été prise , 1 ayant etc par Louis XIV , une femme , chezlaquelle se trouva notre poète, le pria de luire sur-le-champ quelquesvers pour célébrer celte conquête ; il s’en défendit long-temps, et finitpar lui dire ces quatre vers :

Mous était, disait-on, pucollc,

(hi’un rni gardait avec le dernier soin;

l.onis-Ie-Ginnd en eut besoin,

Mous se rendii : vous auriez fait comme elle.

(19) La comparaison que nous avons laite de la sensibilité à l’odo'rat , paraît d autant plus juste, que la sensibilité est, pour ainsi dire-aussi pénétrante que l’odorat physique, pour saisir dans les objet*qu’oit lui présente tout ce qui peut l’aflecter d’une manière agréable

‘.Ce second sonnet est rapporté dans les lettres de lîrosscttc , t. d, p. a 0: t'