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Tome deuxième.
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4<4 NOTES SÜR L’ÉLOGE

déterminé par la rime plus exacte de chanteur avec flatteur qui terminele vers suivant ; cette correction, ainsi motivée , serait à peu près sem-blable à celle que Fontcncllc voulait l'aire dans un conte de lai Fontaine.C’est dans cet endroit de l'oraison de S. Julien, où le poète dit, enparlant des trois voleurs qui furent pris et pendus :

Et le trio branche

Mourut contrit et fort bien confesse.

Fontcnelle, qui laisait consister le principal mérite de la poésie dansl'exactitude de la rime, et qui, lorsqu’on lui lisait des vers , ne reprenaitguère que les rimes qui lui paraissaient mauvaises, n’était pas contentde celle de confessé avec branché. Il lui paraissait plus exact, et surtoutplus lin de dire :

Mourut contrit, c’est-h-dire fâché.

Malheur à la rime et à la finesse, si elles produisaient toujours de sem-blables corrections !

Si nous osions hasarder une autre critique , mais bien légère , sur unendroit de cette fable du corbeau et du renard, elle tomberait sur les troisvers suivans ;

Apprenez que tout flatteurVit aux dépens de celui qui l'écoute;

Celte leçon vaut bien un fromage , sans doute.

Nous croyons que La Fontaine aurait peut-être bien fait de retrancherle dernier vers , d’abord parce qu’on ne sait pas trop si ce vers est uneréflexion du fabuliste , ou la suite du discours du renard, ce qui causeau lecteur un petit embarras qu’il faut toujours lui éviter; en secondlieu , parce qu’en supposant ce vers dans la bouche du renard , ce quiest plus vraisemblable, il nous paraît de trop de la part d’un animalgourmand et rusé , qui, content du succès de sa fourberie , ne doit guèrese soucier de faire remarquer au sot corbeau l’utilité de la leçon qu’il luidonne. Riais le vers est plaisant et original, et c’est apparemment ce quia déterminé La Fontaine à le laisser.

Dans les sociétés ou La Fontaine et Despréaux se trouvaient ensemble ,et où l’on agitait quelque matière de littérature , ils n’étaient pas toujoursde même avis; un jour ils disputaient sur l’usage des à parte dans lespièces de théâtre. La Fontaine soutenait qu’ils choquaient la vraisem-blance; Despréaux les défendait par toutes les raisons bonnes ou mau-vaises qu’il pouvait imaginer. Voyant que le fabuliste ne se rendait paset s’échauflàit de plus en plus, le satirique lui criait pour toute réponse :La Fontaine ne sait ce (/u’il dit ; La Fontaine n’a pas le sens commun :La Fontaine parlait toujours et n’entendait rien. Eh ! mon ami , lui ditenfin Despréaux en éclatant de rire, il y a une heure <pw je vous accableil’injures sans que vous vous en aperceviez ; dites à présent que Fàpur Le n’est pus vraisemblable. L'objection pouvait n’etro pas tout-ù-fah