DE DF.SPUÉALX.
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*> quoique je n'aime pas trop les moines, je n'aurais pas été fâclié deM viv re avec frère Tibullc , frère Juvcnal, dom Virgile , dom Cicéron” et leurs semblables 1 . » 11 prétendait encore que c était lui qui avaitlait en grande partie la fortune d'Horace. « Av ant moi, disait-il, on” n c parlait que de ses odes ; je me mis à lire scs satires et ses épî-*> très , j’y trouvai mille beautés, et je m’appliquai à écrire en ce genre,a Tout le monde voulut relire son Horace, et voilà ce qui a tant laita vendre celui de Dacicr, qui n’a pu parvenir, malgré scs efforts , à ga-a ter tout-à-fait l'original. » Il n’est pas surprenant qu’avant Despréaux,qui a vraiment formé le goût de la nation , les épîtres et les satires<1 Horace fussent moins estimées parmi nous que ses odes, et fussentmême a peine connues. Horace , dans ses odes , n’est guère qu’un très-grand poète ; dans ses satires et ses épîtres , il est surtout penseur, etpenseur d’un genre d’autant plus rare, qu’il réunit la profondeur et lesgrâces ; et comme une nation doit avoir de grands poètes avant des phi-losophes et même avant des hommes de goût, nous avons dû, par lamême raison, admirer dans Horace le poète avant d’y démêler l’homme'le goût et le philosophe : c’est la réunion si rare de ces différentesqualités ; c’est la variété piquante qu’elle produit dans ses ouvrages ,qui fait, comme Despréaux l’avait si bien senti, tout le charme de cettelecture. L’esprit trouve une nourriture tout à la fois si substantielle'-'t si douce dans ce mélange continuel de l’agréable et de l’utile,Tue si l’on était réduit à ne conserver qu’un seul poète parmi tous ceuxque l’antiquité nous a laissés, il faudrait peut-être choisir Horace depréférence à tous Tes autres, parce qu’il est peut-être le seul où l’ontrouve des beautés de tous les genres; enthousiasme, imagination, no-blesse , harmonie, élégance, sensibilité , lincssc , gaieté , goût exquis ,philosophie tantôt légère, tantôt profonde et toujours utile, quclquc-l°is meme négligence aimable. Mais Despréaux, en apercevant le pre-’uier toute l’étendue des talcns d’Horace, en la faisant connaître à scs.0<, nlemporains , en essayant par scs écrits de le naturaliser parmi nous ,'•Ui'ait dû joindre à ce mérite celui d’imiter sou modèle dans l’hommagep< Iairé que ce poète philosophe rendait aux anciens, et dans le ridi—Cl| le dont il a couvert ceux qui croient les honorer par une vénérationSt ‘ ï ’vile. Si l’épîlrc admirable où il fronde ce fanatisme , c'est la premièresecond livre, avait paru du temps de Despréaii.v, le poète ii-aneais'••••ait cu bien de la peine à se refuser quelque épigramme contre ceillp, *ic poète latin qui a clé l'objet de son culte.
^espréaux , malgré la prélérencc qu'il donnait aux anciens, uc renon-
. ' Vans croirons, disait l'abbé de La Chambre, que Virgile et Cicéron,J es moines tlu temps de S. Louis , quand le pire llardnuin nous,ltl prouve tpte les jésuites sont auteurs des Lettres provinciales. Cet abbé, ( . C E‘ l Chambre , mi des anciens membres de l’Academie , ne parait pas avoirJ es jésuites. Il disait du porc Iïapiii ? fjui faisait successivement dos ou-do ,.t des poésies profanes , qu’il servait Dieu et le monde parr, teWrc. f| donnait au puriste et minutieux giümruaûicn lïoulioms, le mmic,, '!>csvur des muses .