44 NOTES SUR RELOUE
logiques des écrivains de Port-Royal, qu’adiniratcur de leur slylc. Voicice qu’il mande à madame de Grignan au sujet du livre de S. Augustin■sur la prédestination , qu'il lisait à la campagne avec sa mère ; ouvrageoù les jansénistes prétendaient trouver leur doctrine. « H s'en faut en-» cure quelque chose que nous no soyons convertis ; c’est que nous» trouvons les raisons des semi-pélagicns lort bonnes et fort sensibles ;» et celles de S. Paul et de S. Augustin , Tort subtiles et digues de l’abbé» Tcstu. Nous serions Irès-contens de la religion, si ces deux Saints» n’avaient jamais écrit ; nous n’avons (pie ce petit embarras. » Il fautpardonner a un homme du monde, peu théologien, celle décision silégèrement hasardée.
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(•>4) U exp rima fortement ce respect par sa réponse franche et mêmeun peu dure, au P. Malcbranche , qui, lui parlant de sa dispute avecArnauld sur les idées , prétendait que ce docteur ne l’avait jamais en-tendu. Eh ! mon père , lui dit Despréaux , qui donc voulez-vous quivous entende ? Avec un peu plus de lumière, et un peu moins de pré-vention pour son ami, Despréaux eut avoué que dans cette dispute sianimée , mais si vide et si ténébreuse , les deux intrépides métaphysi-ciens ne s’entendaient guère mieux l’un que l’autre. Quand on parlaitau docteur Arnauld do la beauté du génie du P. Mulebranche : Tantpis, disait-il-, deux voyageurs vont à Home, l’un est faible et à pied,l'autre vigoureux et bien monté ; ils manquent tous deux ,le chemin ;lequel croyez-vous qui s’égarera davantage ? Le docteur, dans sesspéculations théologiques et métaphysiques , n’était-il pas aussi lui—même ce voyageur bien monté et bien fourvoyé qu’il ne voyait «piedans son adversaire ? Le mot de Juricu , sur le P. Malcbranche , ipte leTerbe s’était fait cartésien sur ses vieux jours, est rapporté avecéloge.
L’affection que Despréaux avait vouée à Port-Royal, s’étendait jus-qu’aux religieuses qui habitaient ce monastère , ou elles menaient la viela plus dure et la plus mortiliée. On lui disait que le roi était fort irritéde la résistance de ces pauvres filles à la signature de je ne suis quellebulle dont on n’aurait jamais dû leur parler; et on ajoutait que le mo-narque se disposait a les traiter avec lu dernière rigueur : Et commentfera-t-il , répondit Despréaux , pour les traiter plus durement qu ellesue se. traitent elles-mêmes ?
line prenait cependant qu'une part très-légère aux querelles sur htgrave dont cette maison fut la victime ; et l'exclamation de notre poèteà ce sujet, que Dieu est grand, et que. les hommes sont fous ! devraitêtre le refrain ordinaire des hommes sensés, lorsqu’ils daignent parlerdes controverses aussi futiles que violentes, dont la s' " ’ de lareligion a été si souvent prolauée. Despréaux avouait qu’il avait été m*moment assez Jbu lui-même , pour vouloir prendre quelque parti surce sujet, mais qu’il n’avait jamais pu se fixer là-dessus à une opinionqui lui parût avoir /(' sens commun ; e étaient là ses propres expression* *que nous avions fort adoucies dans son éloge, et que nous u’hésitous