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DE DESPRÉAUX.
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coup de vers de la Pucelle , prétendait être en état de prouver que Des-préaux avait tiré beaucoup d’hémisticlies, et même des vers entiers , dece poëine si maltraité dans ses satires. Si l’accusation est fondée, ceque nous avons bien de la peine à croire, ce grand poète aurait pufaire la même réponse que faisait Molière à ceux qui lui reprochaientd’avoir pris une scène entière à Cyrano de Bergerac : Cette scène m’ap-partient, puisqu’elle est bonne , et je prends mon bien où je le trouve.On assure que Voltaire a pris des vers de Cotin et de l’abbé du Jarry. Ila très-bien fait ; c’est une perle qui serait restée dans la fange , et qu’ilen a tirée.
Nous venons de dire que Despréaux ne répondait à ses critiques qu’euse corrigeant, lorsqu’ils avaient raison ; il 11e dédaigna pas pourtant deleur répondre quelquefois autrement, en usant de son crédit pour leurimposer silence. Boursault, qui 11’était ni sans esprit, ni sans mérite,quoiqu il lut sans lettres, avait fait contre Despréaux une comédie in-titulée : La satire des satires ; Despréaux sollicita un arrêt du parle-ment , qui empêcha qu’elle 11e fût représentée. Mais il s’était montré siindifférent sur toutes les autres satires faites contre lui, qu’il y a toutlieu de croire que dans celle de Boursault, sa personne était encoreplus attaquée que scs ouvrages ; en ce cas on ne peut le blâmer de s’yctre montré sensible, et d’avoir réclamé le droit acquis à tout citoyen,de n’être point calomnié sur le théâtre. Molière, moins délicat ou moinsmaltraité, s’était laissé jouer par le même Boursault, en se réservant ledroit de le jouer à son tour, comme il fit en effet dans l 'Impromptu deVersailles ■ S’il est un cas où la loi du talion doive être exécutée , c’estdans la représaille, bonne ou mauvaise, envers les satiriques , pourvuqu’elle ne passe pas les bornes que le talion lui prescrit. Despréaux enconvient lui-même dans une de ses préfaces , où il fait dire à son li-braire : « J’ai chargé d’avertir ceux qui voudront faire des satires , de” ne se point cacher. Je leur réponds que l'auteur ne les citera point
devant d’autre tribunal que celui des Muses. Si ce sont des injures” grossières, les beurrières lui en feront raison ; et si c’est une raillerie11 délicate , il n’est pas assez ignorant dans les lois , pour 11e pas savoir“ qu’il doit porter la peine du talion. Qu’ils écrivent donc librement;“ comme ils contribueront sans doute à rendre l’auteur plus illustre ,“ ils feront le profit du libraire, et cela me regarde. Quelque intérêt11 pourtant que j’y trouve , je leur conseille d’attendre quelque temps ,
et de laisser mûrir leur mauvaise humeur. On ne fait rien qui vaille1 dans la colère. »
boursault, sans fiel et sans envie, eut, à l’égard de Despréaux . qucl-'f'e temps après leur démêlé, un procédé honnête qui désarma le sati-* l 'l"c ; Despréaux l’cffaca de scs satires, et il y mit à sa place quelque^*h-e nom en aut; car il avait toujours sous la main, comme nous l’avonsu dans son éloge , quatre ou cinq noms de deux syllabes et terminés eu***> Quinaull, Boursault, Ilesnault, Perrault, qui prenaient succes-cnicnt la place des uns des autres. Despréaux, si on en croit de La