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Tome deuxième.
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44» NOTES SUR L’ÉLOGE DE DESPRÉAUX.

réflexions , qu’il soit indifférent pour un écrivain célèbre de joindre lasaine morale aux talens, et la conduite honnête aux bons ouvrages.Sa vertu fait son bonheur pendant sa vie , en lui assurant le bien le plusprécieux pour une Ame noble , le respect de ses contemporains ; et ellemet le comble , quand il n’est plus, aux hommages dont la postéritél’honore. Avec quel plaisir ne lit-on pas dans la vie de llacine , que dela même plume dont il écrivait Athalie, ce père sensible traçait à sou filsaîné des leçons dictées par la vertu la plus simple et la plus tendre ! etquel charme n’ajoute pas aux ouvrages de La Fontaine l’amour que tousses lecteurs ont pour lui !

ELOGE DE REGNIER DESMARAIS

Mé dec.in, guéris-toi, dit le proverbe ; on peut dire aussi ausecrétaire d’une académie chargé d’écrire la vie de ses confrères:commencez par écrire la vôtre , si elle en vaut la peine. C’estune tache dont l’abbé Regnier s’est acquitté fidèlement. Secré-taire de l’Académie durant trente années , il n’a pas à la véritéfait l’histoire de la compagnie , qu’il ne regardait pas sans doutecomme un travail attaché à sa place , mais il a écrit dans un assezgrand détail les mémoires de sa propre vie. Persuadés que sonhistoire n’a pu être mieux faite cpie par lui-même, nous nousbornerons presque uniquement à un simple extrait de ces mé-moires; nous prendrons seulement la liberté , pour tempérer lasécheresse de l’original, de joindre à noire extrait quelques ré-flexions que nous ne nous dallons pas de rendre intéressantes ,mais que le sujet nous paraîtra permettre , ou plutôt exiger.Cette sécheresse de l'original n’est point un vice que nous pré-tendions reprocher à l’auteur, la simplicité naïve et l’air devérité avec lequel il parle de lui-même, nous paraît au contrairetrès-digne d’éloges, et surtout plus digne de foi que ne le seraitune histoire composée avec plus de soin et d’artifice. Une aca-démie étrangère dont il était membre , et qui avait pour luibeaucoup d’estime, le pria, un an avant sa mort, de lui envoyerquelques détails sur les principales circonstances de sa vie , afin,disait-elle, que lorsque ses confrères viendraient à le perdre, ilspussent lui faire un éloge qui honorai sa cendre, et qui leur ser-vit de consolation. L’abbé Regnier se rendit à leur prière, bien

1 Franeois-Séraphim Regnier-Desmarais, né ?i Paris, le i3août i63a; reçu«h la place (le Marin Carcan de La Chambre, en 1 G 70 ; élu secrétaire perpétuelU la place de François Eudes de Muerai, eu 1 684 î mort le (i septembre K'à-