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une. Mais malheureusement les peuples sauvages qui n’ont quela nature pour médecin , n ont point de registres mortuaires ; etles peuples civilisés, qui ont fait une science de l’art de guérir,ne se laisseront pas aisément persuader d’en proscrire ou d’ensuspendre l’usage (8).
NOTES.
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(i) Notre académicien, qui imitait assez bien les vers de Pétrarquepour tromper les Italiens eux-mêmes , était si parfaitement instruit desfinesses de cette langue, que le docte Ménage , qui se piquait aussi dela bien savoir, lui apportait les pièces italiennes qu’il faisait quelquefois,et les soumettait à sa critique; mais il se plaignait qu’à force de purismeet de sévérité, l’abbé Régnier les énervait absolument par ses correc-tions. Il lutlo, lui disait Ménage, se n’e andalo in lunatum • (Tout s’euest allé en limure.) Ce même Ménage, auteur d’un livre sur les Ori-gines de la langue italienne , ou il prétendait réfuter , sur quelques fi-nesses de cette langue , les auteurs nationaux eux-mêmes, n’osait parleritalien, quoiqu’il lût très-exercé à l’écrire. Il y a une grande différence,disait-il, entre savoir l’italien , et savoir de l’italien; et il ne se met-tait que dans la seconde classe. Il ajoutait, avec un courage et une mo-destie rare pour un érudit, qu’il en était de même des idiomes ajiciens ;que les littérateurs modernes les plus exercés dans ces deux langues,pouvaient tout au plus se flatter de savoir du latin et du grec, et bornerlà leurs prétentions. C’est de quoi ne conviendront pas bien des auteursde mauvais vers et de mauvaises harangues, où ils croient avoir égaleCicéron et Virgile; leurs prétentions eu ce genre sont bien plus fortesque leurs litres.
( 2 ) Les vers de Muret étaient traduits d’un ancien poète grec , dont, il ne reste que des fragmens. Il fit croire à Scaliger, et plusieurs autresérudits partagèrent cette méprise, que la traduction était d’un ancienpoète comique latin, nommé Trabea. L’épigramine de Scaliger, poufse venger de cette supercherie, était une sortie violente contre les mœursscandaleuses, dont la calomnie ou la médisance avaient accusé Muret-Echappé à ces accusations et à scs ennemis, Muret s’était retiré à Rome/où il se fit prêtre, \>oxn faire pénitence ; il disait tous les jours la messfavec une dévotion exemplaire , en expiation des scandales qu’il av» l£' donnés, ou qu’on avait pris sans qu’il les donnât.
(5) Comme la critique dont il s agit est devenue rare, et qu’elle p cll£être de quelque utilité aux jeunes gens et aux étrangers , nous croy 0!lSqu on nous saura gré de la remettre ici sous les yeux de nos lecteurs >nous y joindrons quelques observations, dont lu plupart auront p oUi