4-2 NOTES SUR. L’ÉLOGE
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vers; toute l’Europe armée contre vous, et toute l’Europe tropfaible.
» C’est, sur de tels*fondemens que s’appuie l’espérance de l’im-mortalité où nous aspirons ; et quel gage plus certain pouvons-nous en souhaiter que votre gloire, qui, assurée par elle-même de vivre éternellement, dans la mémoire des hommes ,y fera vivre nos ouvrages? L’auguste nom qui les défendradu temps, en défendra aussi la langue qui aura servi à lecélébrer ; .et nous ne doutons point que le respect qu’on aurapour une langue que vous aurez parlée, que vous aurez em-ployée à dicter vos résolutions dans vos conseils, et à donnervos ordres à la tête de vos armées, ne la fasse triompher detous les siècles. La supériorité de votre puissance l’a déjàrendue la langue dominante de la plus belle partie du monde.Tandis que nous nous appliquons à l'embellir, vos armesvictorieuses la font passer chez les étrangers ; nous leur enfacilitons l’intelligence par notre travail, et vous la leurrendez nécessaire par vos conquêtes; et si elle va encore plusloin que vos conquêtes, si elle se voit aujourd’hui établie dansla plupart des cours de l’Europe ; si elle réduit, pour ainsidire, les langues des pays où elle est connue, à ne servirpresque plus qu’au commun du peuple ; si enfin elle tient lepremier rang entre les langues vivantes , elle doit moins unesi haute destinée à sa beauté naturelle qu’au rang que voustenez entre les rois et les héros.
» Que si l’on a jamais dû se promettre qu’une langue vivantepût parvenir à être fixée, et à ne dépendre plus du caprice etde la tyrannie de l’usage, nous avons lieu de croire que lanôtre est parvenue de nos jours à ce glorieux point d’immuta-bilité, puisque les livres et les autres monumens qui parlerontde votre majesté, seront toujours regardés comme faits dansle beau siècle de la France, et feront à jamais les délices detous les peuples et l’élude de tous les rois. Nous sommes, ave cune profonde vénération,
» Sire,
>> Vos, etc. »
( ji II ne faudrait pourtant pas abuser de ccs maximes sur lmutild®et l’inconvénient des disputes, et se servir d’un pareil motif, coinn> eon l’a fait quelquefois , pour exclure des sociétés littéraires des honin> c>de beaucoup de mérite, sous prétexte qu’ils sont aigres et dispuUiu rS 'On ne doit rejeter pour de telles raisons que ceux qui joindraient p el1de talent à un naturel peu sociable ; mais cette considération doit cil®mise à 1 écart, lorsqu’il est question d’un homme de génie que le pubh®serait étonné de ne point voir assis parmi nous. Ou entend dire souveu