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Tome deuxième.
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ELOG E DE GLEREMB AU LT \

Ti. était fils de Philippe de Clerembaull, maréchal de France ,distingué par la gloire qu’il avait acquise à la guerre *.

L’abbé de Clerembault succéda à notre illustre fabuliste fran-çais ; et comme il était contrefait, cette partie du public , quine laisse jamais échapper l’occasion d’une plaisanterie bonne ou

qu’elle compte parmi ses membres, c’est de se rendre auprès du monarqueles défenseurs des lettres calomniées et persécutées. C’est ce qu’a fuit en digneprélat et en digne académicien M. l'archevêque de Lyon , notre illustre con-frère, dans la belle lettre qu'il a écrite au roi sur ce sujet, au commencementde lettre que sa.modestie et des motifs plus respectables encore ne lr.i

permirent pas de rendre publique, mais qui mériterait d'être lue daus le con-seil de tous les rois.

L'archevêque de Paris, François de Harlai, qu’on accuse d'avoir eu desmœurs peu sévères, mais qui avait de l’éloquence, du goût et surtout de l’élé-vation, se trouvant h la tète de l’Académie dans une députation où la com-pagnie n’avait pas été reçue comme le prince l'avait ordonné , eut le couragede dire au monarque, que François 1 er ., lorsqu'on lui présentait pour la pre-mière fois un homme de lettres, faisait trois pas au-devant de lui. C’est cemême François l 01 '. cuire les bras duquel mourut le célèbre artiste Léonardde Vinci, et qui, voyant ses courtisans étonnes des marques d’intérêt qu’ildonnait à cet îiomme de génie, n’hédta point à l'iir dire : Dieu seul peutfaire un homme tel que lui; les rois peuvent J aire des hommes tels que vow.

Plus d’un prélat académicien a donné aux lettres et à l’Académie desmarques publiques et distinguées de ses sentiuicns. On petit voir entre autresdans le discours de réception de M. Paiclicvéque d’Aix, avec quelle dignitéet quelle vérité ce prélat relève les avantages des lettres, leur influence sur lebonheur des hommes, sur la perfection de la morale, et sur les piincipes d’unesage administration. L’Académie se fera toujours honneur d'adopter des évêquesqui pensent si dignement de ses travaux, et le public ne s'étonnera .amais deles voir assis au milieu de nous.

1 Jules de Clerembault, abbé de Saint-Taurin d’Évreux , reçu h la placede Jean de La Fontaine, le 3 juin iGg5; mort le août içi

3 On lit dans le Mlenagiana que ce maréchal de Clerembault, plus braveapparemment que religieux , ayant su de son médecin qu’il lui restait très-peu de temps h vivre, envoya chercher un prêtre , et lui dit pour toute con-fession : Je tu en vais donner tête baissée dans l'avenir. Avait-il lu le pas-sage où Montaigne parle ainsi de la mort ? Je me plonge stupidement, et têtebaissée, dans cette profondeur muette qui meng!oulit et m’étouffe en unMoment, plein d'insipidité et d'indolence. Le curé Rabelais disait en expi-ant : Je m’en vais chercher un grand f*eut-étre ; expression plus digne d’unPhilosophe sceptique, que d’uu piètre et d’un chrétien,, et trop semblable au*«oi d’un épicurien mourant à son valet : Dans quelques minutes , mon ami,3 en saurai beaucoup plus ou beaucoup moins que toi .

Ce même maréchal de Clerembault s’exprimait, dit-on , avec beaucoup dePeine et d’obscurité. Il se brouilla avec la fameuse madame Cornuel, célèbreP Ur ses bons mots, et dont il avait été long-temps l’intime ami : Je suisfâchée 7 disait-elle , de l avoir perdu , je commençais h Ventendre.