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celle de ces faux amphibies qui, 11e. tenant à la cour que par unfil très-faible, et aux lettres que par un autre fil plus imper-ceptible encore, voudraient jouir à la fois des avantages durang et de ceux du mérite, sans avoir ni l’éclat des dignités nicelui des talens ; espèce de contrebande qu’il serait très-dange-renx d’admettre parmi nous , par la facilité funeste qu’il y au-rait a l’y multiplier. De pareils choix ne pouvant répandre sur1 Académie aucune espèce de lustre , même d’opinion ou de va-nité, entraîneraient bientôtsa dégradation, que des circonstancesmalheureuses amèneront peut-être un jour, mais qu’elle ne doitni préparer ni accélérer par sa faute.
ELOGE DE CÉSAR D’ESTRÉES '.
J_jE cardinal d’Eslrces fut à la fois homme d’Etat et académi-cien ; mais nous 11e parlerons de l’honmie d’Etat qu’autaut qu’ildéploya dans les affaires importantes dont il fut chargé les talonsqui l’avaient fait adopter par la compagnie , et surtout l’art dela parole et de la persuasion qu’il possédait;! un degré supérieur.11 fut nommé de bonne heure à l’évêché de Laon ; et le premierusage que fit Louis XIV des talens du jeune prélat, fut de le •nommer pour médiateur entre le nonce du pape et quatreévêques français, réfractaires très-obstinés à la condamnation deJansénius : la négociation était d’autant plus difïicile, que la‘luerelle roulait sur un point de théologie, bien futile à la véritéPar lui-même, mais auquel les quatre évêques croyaient l’E-8bse et leur conscience vivement intéressées ; il s’agissait dete Üe grande question : Si V évêque d’Ypres avait soutenu dansouvrages la doctrine dont on l’accusait, et que les deux jiarliss 'accordaient d’ailleurs à condamner ; les sectateurs de Jan-s énius disaient à ses adversaires : Si les cinq propositions qu’onimpute sont en effet sa doctrine, montrez-les-nous danslivre, nous signerons sa condamnation ; et les adversairese l’évêque d’Ypres écrivaient de gros volumes pour prouver quejî ^ es cinq propositions n’étaient pas en nature dans ce terrible1Vro , le poison y était au moins en substance ’. Tel étail l’objet
t *; v, 3 'l lle ‘le Laon, commandeur des ordres du roi, né le 5 lévrier i 6 a 8 ;
;‘i a la place de Pierre du Rycr, le 3i mars tG5S ; mort le 18 décembre Î - TJ.cl,. i’btisaus du parti janséniste racontent qu’uu ecclésiastique achetaitUtt libraire l’ouvrage de Jansénius, qu’il trouvait fort cher. Au, moins,