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Tome deuxième.
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de celle querelle , à laquelle, néanmoins l’Eglise de Rome, cellede France , et même le grand Bossuet, firent l’honneur de s’euoccuper L’évêque de Laon , chargé d’une négociation où d’il-lustres prélats attachaient tant de prix , eut besoin de toute samodération, de toute sa patience , de toute son adresse, pouramener les esprits à un accommodement qu’on appela la paixde Clément JX, cl même, dit Voltaire , la paix de l'Eglise,quoiqu'ilféit question (F une dispute ignorée ou méprisée dans lereste du monde chrétien; encore cette paix ne dura -t-elleque peu de temps , parce que de part et d’autre les conlendansvoulaient la guerre , dont ils avaient besoin pour faire parlerd’eux.

La cour de Rome , de concert avec celle de France , récom-pensa l’évcquc de Laon d’un chapeau de»cardinal, sinon pourla paix perpétuelle qu’il n’avait pu faire, au moins pour la trevequ’il avait su obtenir ; et bientôt après , le roi le chargea desaffaires de France auprès du pape. La circonstance était délicate,les esprits étant alors fort échauffés et les deux cours fort aigries ausujet de l’affaire de la régale Cependant, malgré lesbravadeset lesinsultes même du souverain pontife, Louis XIV, alors la terreurde l’Europe, faisait à l’Eglise romaine l’honneur de la ménager;et ce prince, qui n’opposait à ses plus redoutables ennemis quela fierté et. la force, daignait descendre aux négociations avec levieux prêtre successeur de S. Pierre. Nous n’hésilons point adonner à l’évêque de Rome ce titre modeste, ([ne prenait au-trefois humblement un pape orgueilleux, tout glorieux d’avoirsoumis à ses volontés, dans un siècle d’ignorance, un puissantempereur 3 , en ne repoussant les armes du prince qu’avec les clef*qu’il tenait dans ses faibles mains. Louis XIV, fidèle à sa qualitéde roi très-chrétien, mais placé dans un siècle moins timide et pi' 1 *éclairé , ne voulait ni briser ces clefs autrefois si redoutables , 'j 1laisser briser son sceptre par elles; et tout irrité qu’il se monti' :iltcontre l’évêque de Rome, il était bien résolu de rester toujoi' 1 *le respectueux fils du saint-siège. Le cardinal d’Estrées renq^ 1en digne ministre du monarque des vues tout à la fois si fcri> lC>

dit l’ecclesiastique an marchand , les cinq propositions y sont-elles ' ' f

elles y étaient, répondit le libraire, vous tl’auriez pas le lirre pont' fl>

‘ Voyez les notes sur l’article de Bossuet.

2 V nvrr l’elogc de Bossuet, et les notes sur cet eloge. ,

3 Dieu a voulu, disait Alexandre III, ipènn vieux prêtre tncni’é'empereur puissant et te rihle. Cet empereur puissant et terrible étaitle *'Frédéric liarheroussc, dont les armes et le courage ne purent résiste | cSfoudres rcclesiaslùjues, alors Irès-respcclécs des peuples et irès-iedonsouverains.