DU CARDINAL D'ESTRÉES. 485
Vers , où , en l’exhortant à conserver la santé dont il jouissait
encore , on ajoutait :
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Et donne l’exemple à LouisDe vivre un siècle et davantage.
Le monarque ne suivit pas l’exemple du sujet, car il mourutquelques mois après lui, ayant dix années de moins , et cepen-dant ayant vécu dix années de trop pour sa gloire, cruellementobscurcie par la fin de son règne , au moins si on en juge parles événemens.
On fit à notre académicien différentes épitaphes en vers latins,dont le vers le plus remarquable est celui-ci :
Scepè virum reges cxperli recta moneutem, '
qui peut se traduire en cette sorte :
Par lui la vérité se fit entendre aux rois;
vloge qu’on devrait lire plus souvent sur la tombe des évêques,*bais qu’on ne s’attendrait guère à trouver sur celle d’un prélatOourtisan ( 2 ).
U avait fait présent à LouisXIV de deux grands globes de Co-•■onelli , de près de douze pieds de diamètre , ornés d’une inscrip-tion à l’honneur du monarque. Ils ont été transportés depuis àla bibliothèque du roi, dont ils devaient faire un des principauxornemens, et dans laquelle on les a long-temps cherchés en vain.On assure que le malheur des circonstances avait empêché defaire les dépenses nécessaires pour placer ces globes dans un^'eu où la nation et les étrangers désiraient de les voir. Gémis-s °ns d’une si fâcheuse excuse; mais respectons-la dans notre^auleur, au moins si le malheur des circonstances n’a pas per—des dépenses plus onéreuses et plus inutiles. Ces globes sontCl ifiti placés aujourd’hui dans le lieu tjui leur était destiné ; lehublic l es y voit avec autant de plaisir que de reconnaissancePour ceux qui l’ont fait jouir d’un bien auquel il avait droit de-f u * s si long-temps.
notes.
1*1 On assure que le cardinal d’Estrccs cultiva jusqu’à la poésie, dansl ui lr *omcns que lui laissaient des occupations plus importantes ; et on''Ùribuc les vers sur la violette dans la guirlande de Julie , ouvrage des l<-'s beaux esprits de l’hôtel de Rambouillet, à l'honneur de la cé-