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Tome deuxième.
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4 qo ELOGE

usurpe ce droit, qui n’esl au fond que le droit de tout hommede bien , sont pour l’ordinaire peu empressés d’en faire usage , etcraignent même souvent qu’on ne l’exerce à leur égard. Il osaitblâmer Jiourdaloue , dont il respectait d’ailleurs les laleus et luvertu , d’avoir attaqué dans un de ses sermons , par une décla-mation insipide, celte précieuse comédie, ou le contraste de lafausse dévotion et de la piété sincère est peint avec des couleurssi propres à faire détester l’une et respecter l’autre, fiourdaloue ,disait-il avec candeur, n’est pas 'J’artufe , mais ses ennemisdiront qu il est Jésuite ( 3 ).

Pendant la guerre de 1701 , un jeune prince de l’armée desallies passa quelque temps à Cambrai. Fénélon donna quelquesinstructions à ce prince, qui l’écoutait avec vénération et avectendresse. Il lui recommanda surtout de ne jamais forcer sessujets à changer de religion. Nulle puissance humaine, lui disait-il , n’a droit sur la liberté du cœur. La violence ne persuadepas ; elle ne fait que des hypocrites. Donner de tels prosélytes <*la religion , ce n’est pas la protéger , c’est la mettre en servi -tude. Il tint à ce même prince, sur l’administration de ses Etats,le langage que Mentor tint à Télémaque. Il lui fit voir les avan-tages qu’il pouvait tirer de la forme du gouvernement de sonpays. Votre sénat, lui dit-il, ne peut rien sans vous; 11’éU‘S'vous pas assez puissant? vous ne pouvez rien sans lui ; ré êtes -vous pas heureux d'avoir les mains liées pour le mal'. Ton 1prince sage doit souhaiter de ne régner que par les lois ; sa ji> s "lice , sa gloire, son autorité même y sont intéressées. Favoriseécrivait-il, à un autre prince, le progrès des lumières dans i’P*Jdlats. Plus une nation est éclairée. , plus elle sent que son r’ 1 ’'ritable intérêt est d’obéir à des lois justes et sages, et j>lus e^‘‘vit tranquille et fidèle, à l’abri de ces lois.

Durant la même guerre de 1701 , Fénélon, tombé dans ^disgrâce du roi, et banni de sa présence, recevait des généra 11 *ennemis bien plus d’accueil que des nôtres. Tandis qu’Eugè".®et Marlborougb lui rendaient le respect et l’hommage doid^«■tait digne , les courtisans français , qui servaient à Fariné 1 -’ 4Flandre, évitaient de le voir; les plus vils croyaient fairecour en le décriant , et les plus vertueux un grand effort de c °^.rage et de prudence tout à la fois, en se bornant à 11e I e F'„louer. Le duc de bourgogne son élève, le seul peut-être des ^bilans de Versailles qui ne l’eût pas oublié , n’avait pu , 1,141 ^1ses instances,obtenir du roi son aïeul, la permission devoir m> 5 ,instant pendant la campagne de 1708, où il commandaitl’homme de la terre à qui il avait le plus d’obligation, et F

' Voyez la Fie de Fénélon, rar Ratnsai.