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Tome deuxième.
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NOTES SUR L’ÉLOGE

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Minuta d’une lettre de M. l’abbé de Fénélon au roi, à qui elle fuiremise dans le temps par M. le duc de Beauvilliers, et qui, loinde s’en indisposer, choisit au contraire, quelque temps après, cetabbé pour précepteur des princes ses pelils-enfans '.

k La personne , sire, qui prend la liberté de vous écrire cette lettre,n'a aucun intérêt en ce monde. Elle ne lccrit ni par chagrin, ni parambition, ni par envie de sc mêler des grandes affaires. Elle vous aime6ans être connue de vous ; elle regarde Dieu en votre personne. Avectoute votre puissance, vous ne pouvez lui donner aucun bien qu’elledésire, et il n’y a aucun mal qu’elle ne souffrît de bon cœur pour vousfaire connaître les vérités nécessaires à votre salut. Si elle vous parle1 or terrien l, n’en soyez pas étonné , c’est que la vérité est libre et forte.Vous n’êtes guère accoutumé à l’entendre. Les gens accoutumés à êtreflattés prennent aisément pour chagrin, pour âpreté et pour excès cequi n’est que la vérité toute pure : c’est la trahir que de ne pas vousla montrer dans toute son étendue. Dieu est témoin que la personnequi vous parle le l'ait avec un cœur plein de zèle , de respect, de fidé-lité et d’attendrissement sur tout ce qui regarde votre véritable intérêt.

» Vous êtes né, sire , avec un cœur droit et équitable ; mais ceux quivous ont élevé, ne vous ont donné pour science de gouverner , quela défiance, la jalousie, l’éloignement de la vertu, la crainte detout mérite éclatant, le goût des hommes souples et rampans, A*hauteur, et l’attention à votre seul intérêt.

» Depuis environ trente ans, vos principaux ministres ont ébranléçt renversé toutes les anciennes maximes de l’État, pour faire monterjusqu’au comble votre autorité, qui était devenue la leur parce qu'elleétait dans leurs mains. On n’a plus parlé de l’État ni des règles, tu>n’a parlé que du roi et de son bon plaisir. On a poussé vos revenus etvos dépenses à l'infini. On vous a élevé jusqu’au ciel, pour avoir effacé tdisait-on , la grandeur de tous vos prédécesseurs ensemble , c’cst-à-dirCfpour avoir appauvri la France entière, afin d’introduire à la courluxe monstrueux et incurable. Ils ont voulu vous élever sur les ru'u lC!îde toutes les conditions de 1 État, comme si vous pouviez être grand c' 1 *ruinant tous vos sujets, sur qui votre grandeur est fondée. Il est vllilque vous avez été jaloux de l’autorité, peut-être même trop dans ^choses extérieures ; mais pour le fond chaque ministre a été le in a,tl ,dans l’étendue de sou administration. Vous avez cru gouverner, p 11 *® 1,que vous avez réglé les limites entre ceux qui gouvernaient. Ils ont b’® 1 *montre au public leur puissance, et on ne l’a que trop sentie. ID 01

■ dette anecdote ne saurait être vraie. On voit par la lettre suivante q u ‘j aSa clé écrite après la mort de M. de Louvois, c’est-à-dire en ift)t a11 JJ ( )tôt, et I’énélon était précepteur dès 1G89. ”jrcz le président llcsn# 1 ^Ou voit aussi par la même lettre qu’elle a été écrite en i 6<)5 au pl us t3 ,gj|cannée de la mort de M. de Ilarlay, archevêque de Paris. Nous doutons <]“ ,

ait été présentée au roi, surtout par le duc de Beauvilliers, qui n’y csttrop bien traité.