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Tome troisième.
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ELOGE DE GAUMONT 1 .

Nous ne pouvons consacrer à la mémoire de cet académicienun éloge plus flatteur et apparemment plus vrai , que celui quien fut fait par M. de Mirabaud , son successeur dans la compa-gnie. « Avec beaucoup d’esprit, M. le duc de La Force avait» encore dans l’esprit Ces agrémens rares qui sont si propres à le» faire valoir. Sa haute naissance, qui l’appelait à d’autres oc-» cupations que celles d’un homme de lettres, ne lui avait pas« permis de se donner tout entier à ses talens poétiques et lit—» téraires. Il s’y livrait pourtant quelquefois, et toujours avec» succès , mais avec réserve ; il semblait ne s’y livrer que pour» n’être point taxé d’ingratitude envers la nature.... L’heureuse» facilité qu’il avait dans l’esprit, jointe à une curiosité naturelle» qui le portait à tout, lui avait donné une étendue de con-» naissances, qui rendait plus éclairé, et par conséquent plus» utile aux Muses, le zèle dont il était animé , pour la gloire....» C’est à ce zèle qu’une des principales villes du royaume» (Bordeaux) est redevable d’une Académie des sciences, qu’il» y a établie sur le modèle de celle de Paris— Il voulut enrichir» d’un trésor semblable la province à laquelle ses ancêtres de-» vaient leur naissance.... Il a été, à l’égard des académiciens» de Bordeaux , cette intelligence qui, selon quelques anciens,» sut imprimer aux élémens le mouvement convenable , lorsque» dans les temps marqués pour la formation du monde , déjà ils» tendaient d’eux-mêmes à se mouvoir et à se débrouiller. »Tels furent les titres de M. le duc de La Force , au suffrageque lui accorda l’Académie Française, titres dont il crut devoirs’honorer lui-même dans son discours de réception : Vous avezsu, dit-il à ses confrères, combien j’ai été touché, dès ma jeu-nesse , de cet éclat indépendant du hasard, inséparable de nous-mêmes, de cette gloire si jlatteuse que vous possédez, et dontvous êtes les vrais dispensateurs... En m’adoptant aujourd’hui,vous répandez sur la compagnie littéraire que j’ai formée, unéclat qui lui manquait. Elle me reverra avec la même joie queles nations les plus sages recevaient leurs princes , lorsqu’ils re-venaient chargés du nom glorieux d’ami, d’allié , de citoyen deRome.

Henri-Jacques hfoinpar de Caumont, duc de La Force, pair de France,ne le 5 mars 1675; reçu h la place do Fabio Brûlait de Sillcry, évoque deBoissons, le 28 janvier iji 5 ; mort le 20 juillet 1726,