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Tome troisième.
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8a NOTES SLR L’ÉLOGE DE SACY.

et dont l'auteur de la lettre parle si modestement, est l’abbé d'Olivetlui-même. Il n’est pas le seul au reste qui ait été reçu sans faire devisites. De nos jours, M. de Buffon etM. de Bréquigny ont été dans lemême cas. Le mérite de l’un et de l’autre, quoique bien connu , n’estpas la raison qui les a fait dispenser d’une démarche à laquelle des aca-démiciens non moins estimables se sont soumis. Mais des circonstancesparticulières ont quelquefois exigé que la compagnie gardât un secretprofond sur le sujet quelle avait en vue , et que par conséquent le can-didat ne pût donner par sa demande aucun soupçon sur le vœu del’Académie ; c’est ce qui est arrivé dans l’élection des deux académiciensdont nous venons de parler.

Nous avons dit plus haut que, des deux assemblées qui se tenaientautrefois pour chaque élection , et dont parle l’abbé d’Olivet, la secondea été depuis abolie. On a cru avec raison que dès qu’un sujet est proposépar l’Académie au roi, et que sa majesté l’agrée , l’élection doit êtreregardée comme faite et consommée sans retour ; il serait tout à la foisindécent et ridicule que l’Académie, après avoir proposé un sujet aumonarque son protecteur, et obtenu son agrément, lui manquât derespect au point d’exclure celui qu’elle aurait indiqué elle-même. Aussila compagnie, qui n’a jamais fait cette sottise , a-t-elle pensé très-sage-ment, en s’enterdisant même le moyen de la faire. Cependant, lecroirait-on ? lorsqu’on proposa, il y a environ trente ans , de supprimercette seconde assemblée , la proposition trouva des contradicteurs , parcette seule raison, le grand argument des sots, que la seconde assem-blée avait toujours été d’usage, et que la suppression qu’on voulait enfaire était une innovation. ( Voyez dans les notes sur l’article de l’abbéRégnier , la réponse qu’on a quelquefois daigné faire à de pareilles ob-jections , et la seule en effet qu’elles méritent. )

Depuis la lettre de l’abbé d'Olivet-, l’Académie a restreint encore lesobligations qu’elle impose à ceux sur qui tombe son choix. Il suffitqu 'après l'élection faite, un seul académicien se rende garant que celuiqui vient d’être nommé acceptera la place. Il n’est pas même nécessaire,pour être élu , d’être nommé, avant l’élection, parmi les candidats.( On trouvera , dans les articles de Charles Perrault et du cardinal deSoubise , les raisons de ce réglement. )