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Tome troisième.
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iü6 NOTES SLR L’ÉLOGE

>i 2 °. La pensée de cet endroit du noël quatrième :

Tu sai bé, quant un enfan crie,

Que per an époize' le' cri,

Ai ne faut qu'e'ne chaiterci,

Vou (ou) qu’un sublô (sifflet) vou qu’un trebi (sabot).

» est tirée du quarante-unième sermon de l’Avent, d’Olivier Maii->> lard, en ces termes : Habetis historiam de unâ muliere dissolut àx quœ discurrat per universum mundum sicut canis , et immunda erat,» quœ incipit cogitare suam vitam vil (‘ni, et volebat se desperare y* tune subito incipit cogitare infantiam Christi, et dicere intrà se :» Domine, vos fuistis parvus filius, sed filii statim paciiicantur, et» contentanturpro causâ parvâ, ut pro porno. ( Vous avez l’histoire» d’une femme débauchée qui avait couru le monde comme uneji chienne chaude, et qui, commençant à penser à sa vie infâme,» voulait se désespérer; tout à coup elle commença à penser à l’en-» fance de Jésus-Christ, et disait en elle-même : Seigneur, vous avez» été petit enfant, et les enfans s’apaisent tout d’un coup, et se» contentent pour rien, pour une pomme. )

» 3°. Menot, dans son Exposition des Epitres du carême, dit à>’ l’occasion de l’oreille de Malchus, coupée par S. Pierre : Sed quara» Dommus noluit quod gladio uteretur Petrus ? Dicunt aliqui quod» Vominus noluit, quia ipse non didicerat ludere de spata ; nam volendo» amputare caput , scidit auriculam. ( Mais pourquoi le Seigneur ne» voulut-il pas que Pierre se servît de l’épée ? Quelques uns disent» que le Seigneur ne le voulut pas, parce que Pierre n’avait pasx appris a jouer du fleuret y car voulant couper la tête , il ne coupa quex l’oreille.) » Clerée fait à cette occasion parler ainsi Jésus à S. Pierre :j Petre, tu es semper fatuus et calidus y couverte gladium tuum in vagi -num. ( Pierre, vous êtes toujours sot et chaud ; mettez votre épée dansle fourreau. )

« 4°- Jacques de Yoragine, dans sa Légende dorée, et après lui,» Petrus de Natalibus , rapportent que Joseph, lorsque la Vierge>i fut prête d’accoucher , lit venir deux sages-femmes, Zéhel et Salo-» mé; que Zéhel ayant soigneusement observé Marie, la reconnut» vierge après l’enfantement, et cria tout haut, miracle ; mais que» Saloiné protesta qu’elle n’en croirait rien sans bonne preuve :» qu’ayant eu ensuite la témérité de toucher la Vierge pour s’éclaircir>i de la chose, la main lui sécha dans le moment, et qu’elle n’en» recouvra l’usage qu’après que, pleurant amèrement sa faute, elle» eut, par le commandement d’un ange, porté celte main sur le» corps du saint enfant qui venait de naître. Ces fables, tirées de« l’Evangile apocryphe de S. Jacques-le-Mineur, furent, vers le milieu» du seizième siècle, renouvelées par l’Arélin dans sa vie délia Ma-il doua. L’auteur des noëls, sans entrer dans ce détail, s’est, par unx petit trait satirique , contenté de dire que les matrones du voisinagex n’avaieut garde d’aller faire offre de service à une pauvre femme qui» n’aurait pas eu de quoi les payer.

x 5". L’endroit du noël XI, où il est dit qu’Elisée donnait rouie aux