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DE PONCET DE LA RIVIÈRE.
M. Poncet avait suivi ceüe route ; il avait fait (les vers dans sajeunesse, et même d’assez bons vers pour qu’on en ait retenuquelques uns. Ceux que nous allons rapporter sont à la vérité desvers de galanterie , mais d’une galanterie très-innocente , très-pardonnable d’ailleurs à l’âge où il fit ces vers , et surtout ex-primée avec la plus élégante finesse. Une de ses parentes étantà l’église , entendit l’aveugle qui demandait l’aumône prononcerle nom de S. Michel, dont on faisait la fête , et qui était le pa-tron du jeune ecclésiastique. Elle se hâta de lui envoyer un bou-quet , et fut remerciée sur-le-champ par ces jolis vers si connus :
Un aveugle en passant vous remet en mémoire• Qu’aujourd'hui de mon Saint on célébré la gloire,
Et me fait recevoir les présens les plus doux.
Que mon bonheur serait extrême ,
Si cet aveugle était le mêmeQui me fait tant penser à vous !
Quoique l’éloquence de l’évêque d’Angers l’appelât depuislong-temps à l’Académie , ^a modestie et son attachement auxdevoirs de son état ne lui permettaient pas d’oser prétendre auxhonneurs littéraires. La compagnie crut qu’une timidité si louableet des principes si honnêtes étaient une raison de plus pour l’a-dopter. Elle l’appela donc dans son sein, et se félicitait à peinede l’avoir acquis , lorsqu’il lui fut enlevé par une mort préma-turée , laissant à ses diocésains le souvenir de ses vertus , à l’E-glise la mémoire de son zèle , à la littérature celle de ses talens ,et à l’Académie le regretde n’en avoir pas plus long-temps profité.
ÉLOGE DE LA FAYE 1 .
Son père, receveur-général des finances du Dauphiné, étaithomme de lettres, malgré des occupations, dit Fontenelle ,qui en paraissent assez éloignées. Deux fils qu’il eut , ajoutel’illustre historien de l’Académie des sciences, héritèrent delui cette inclination; mais la nature fit leurs partages, en sorteque l’aîné eut plus de goût pour les sciences sérieuses, et lecadet pour les sciences agréables.
' Jean-François Leriget de La Faye, secrétaire du cabinet du roi, né KVienne en Dauphiné, en t6ç4j reçu i» la place de Jean- 3 aptiste-Henri duIroussct de Valincourt, le 16 mars mort le n juillet iy3t.