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Tome troisième.
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DE LA MOTTE.

De ce vrai dont tous les espritsOnt en eux-mêmes la semenceQu’on ne cultive point, et que l’on est surpris

De trouver vrai quand on y pense.

Ce qu’on se de'fend sous un nom ,

On se le permet sous un autre.

Le prince est enrhume, le courtisan veut l’être.

Contre plaisir ou répugnance

Raison perd toujours son procès.

Distinguons deux hommes en un,

L’homme secret et l’homme de parade.....

Vous n’étes que puissant encore,

Gouvernez bien, vous voilà roi.

Il perdit tout son temps à vaincre,

Et n’en eut pas pour gouverner.

Eli, pourquoi donc, seigneur, répondit la matrone,

Ne pouvant nous rc'gir, nous avez-vous conquis?.....

Moi, dit la vanité, je logerai partout.

J’ai vu quelquefois un enfantPleurer d’être petit, en être inconsolable ;

L’élevait-on sur une tablej

Le marmot pensait être grand.

Du sage mal vêtu le grand seigneur rougit,

' Et cependant l’un est un homme,

L’autre n’est souvent qu’un habit.

Il l’amuse en enfant, mais pour en faire un homme ( ....

Et pour plaire, n'y songez pas ;

N’y point songer, c'est trop : lie' bien, n'y songez guère..,.,Fade flatteur, pédant sévère,

Le meilleur des deux ne vaut rien;

Qui sait corriger sans déplaireEst au but : qu’il s’y tienne bien.

Ces égards nous spnt dus à tous tant que nous sommes,

Car tout amour-propre a ses droits ;

11 faut ménager tous les hommes.

En fait d’orgueil tous les hommes sont rois.

Réglons nos passions, ne les étouffons point ;

Elles ont tout appris aux hommes.

Rarement convient-il que le prince se metteEntre le coupable et la loi.

Souvent la clémence indiscrèteEst le malheur du peuple et la honte du roi :

C’est par pitié qu’il faut être sévère :

Qui punit bien a bien moins'à punir.

Pour le présent, hument trop débonnaire

Est cruauté pour l’avenir.

Que d’échos comptés pour des hommes !....

Le brochet pénitent déjeuna d’un brochet.

Faiblesse et ruse est un bon lotQui vaut bien puissance et souisc....»