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Tome troisième.
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DU DUC DE VILLARS. 181

celui de la déclamation théâtrale; talent que le préjugé et lasottise ont avili parmi nous dans ceux qui en font profession ,comme s’il pouvait y avoir de la honte à réciter avec sentiment,avec force et avec grâce, ces chefs-d’œuvre de la scène française,qui distinguent si avantageusement notre littérature de celle desautres nations ; et comme si les Périclès et les César, les Cicéronet les Démostliènes, qui, pour le goût et les lumières, valaientbien nos bourgeois et nos dévots, avaient méprisé Esope etRos-cius, en admirant Sophocle, Euripide et Térence.

En finissant cet article, nous reviendrons encore un momentsur ces portraits dont nous sommes redevables au zèle académi-que ou à l’amour-propre adroit du maréchal de Villars. Lacompagnie, en réduisant tous ces portraits à la même forme età la même grandeur, a mis entre eux l’égalité qu’elle aime àvoir entre tous les académiciens ; par là elle avertit le public decette égalité, et rappelle sans cesse à tous nos confrères une ins-titution dont elle est si jalouse. Mais la satisfaction que nouséprouvons en regardant tous les jours plusieurs de ces portraits,nous fait regretter de n’y pas voir tous ceux qui doivent êtrechers à la compagnie; celui, par exemple, d’un abbé de Dan-geau, à qui nous sommes redevables de nous avoir conservé cetteconstitution académique, dont nous éprouvons chaque jour lesavantages ' ; celui du vertueux abbé de Saint-Pierre, à qui nousdevrions cette réparation solennelle de l’outrage que lui ont faitnos prédécesseurs ; celui du docte Huet, qui joignit à l’avantaged’un savoir immense, le mérite d’avoir connu, sur la fin de savie, le néant de toutes les connaissances humaines a ; enfin celuide quelques académiciens morts ou vivans , qui ayant, par leurnaissance ou par leurs places, l’avantage d’approcher de la per-sonne du prince, n’ont fait usage de leur crédit que pour servirà leurs confrères, nous ne dirons pas d eprotecteurs, ils rejette-raient eux-mêmes ce titre comme ridicule, mais d’interprètesde leurs sentiinens pour notre auguste monarque, et quelquefoisde défenseurs contre les traits envenimés du mensonge et del’envie.

‘ P'oyez son éloge.

’ Nous avons long-temps cto prives du portrait de l’abbe' Fleury, auteur del’ Histoire ecclésiastique , et de tant d’autres cxcellens ouvrages. Ce n’est quedepuis très-peu d’années que nous possédons enfin l’image respectable de cedigne académicien , dont les vertus, la sagesse, les lumières et la modestieétaient bien plus propres, connue nous l’avons dit dans son éloge, à faireaimer et honorer la religion , que tant d’injures, de calomnies, de persécu-tions si violemment et si maladroitement prodiguées contre les vrais ou pré-tendus incrédules.