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Tome troisième.
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DE RABUTIN. Ig 5

édifiantes, qui, à la vérité, ne valaient pas celles des Provin-ciales. Ils le déchiraient surtout régulièrement dans cette feuillehebdomadaire , qu’ils ont appelée Nouvelles ecclésiastiques, etqui après avoir été très-peu de temps une satire assez ingénieuse,n’est plus aujourd’hui, par un juste jugement de Dieu , qu’unesatire ennuyeuse, et une triste rapsodie de mensonges fasti-dieux (3). Ceux qui, sans être jansénistes , sans prendre mêmele plus léger intérêt à leur doctrine , ne laissaient pas d’être deleurs amis, car les frondeurs le sont toujours des hommes per-sécutés , disaient de l’évêque de Luçon , que par la ferveur deson dévouement à la huile, il payait le tribut de préjugé ou decommande que tout homme doit presque indispensablement àson état et à sa robe , et qu’il fallait bien qu’à travers l’hommeaimable , le prélat laissât voir, c’était leur expression , un petitbout d’oreille ; ils le lui auraient pardonné dans notre siècle oùtant de prétendus apôtres de la religion poussent leur zèle fa-natique jusqu’à la démence la plus absurde , et montrent, sui-vant le mot d’un philosophe , des oreilles tout entières.

NOTES.

(OU» aurait pris le comte de Bussi, à scs discours fatigans sur sanoblesse, non pour un homme du monde et de la cour, qui, ayantvécu dans la meilleure compagnie , devait en savoir le langage , maispour un de ces gentilshommes de province, qui n’ayant jamais àla bouche que leurs aïeux et leurs quartiers , se croient formés d’unautre limon que le reste de l’espèce humaine , dont ils sont, si onpeut parler ainsi, le caput mortuum par leur inutilité.

L’occupation chérie du comte de Bussi dans sa retraite forcée étaitd’écrire sa généalogie, et de faire sur ce grand sujet les plus profondesrecherches. C’est ce qu’on voit par ses lettres à madame deSévigné sacousine , et par les réponses de madame de Sévigné , qui, de soncôté , paraît prendre un grand intérêt à cet important ouvrage , quele comte de Bussi se proposait de lui dédier. J’aime fort , lui dit-elle ,que vous vous amusiez à notre belle et ancienne chevalerie. L'abbé deCoulanges veut aussi travailler à nos Rabutins ; écrivez-lui quelquechose qui puisse embellir son histoire... I* cardinal de Retz est ici ;il a les généalogies dans la tête : je serais ravie qu’il connût la notreavec l’agrément que vous lui donnez. .. Je n'ai reçu que depuis quatrejours le livre de notre généalogie , que vous me faites l’honneur de medédier... En vérité , mon cher cousin , cela est fort beau ; ce sont desvérités qui font plaisir... Ce commencement de maison me plaît fort ,on n en voit point la source ; la première personne qui se présente estun fort grand seigneur , qui était , il y a plus de cinq cents ans , des