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DE LA TIŒMOUILLE.démicicn , qui ne sont point ici l’objet de son éloge, il est plus conve-nable à notre sujet de dire et même de prouver qu’il faisait des vers très-agréables. JNous citerons pour exemple les deux chansons qui suivent.
Dans ces hameaux il est une bergèreQui soumet tout au pouvoir de ses lois ;
Ses grâces orneraient Cylhère,
Le rossignol est jaloux de sa voix.
J’ignore si son cœur est tendre;
Heureux qui pourrait l’enflammer ! /•
ÎVlais qui ne voudrait pas aimer,
Ne doit ni la voir ni l’entendre.
Autre .
Dans ces prés fleuris , une abeilleVole et vient s'enrichir d’nn précieux butin;
Mais voit-on sur la fleur les traces du larcin?
Le baiser que j’ai pris sur ta bouche vermeille,
En me rendant heureux, te laisse ta beauté;
Rose aimable , je suis l’abeille,
Mon bonheur ne t’a rien coûté.
ELOGE DE J. B. DUBOS '.
L’abbé Dubos est un de ces hommes de lettres qui ont eu plusde mérite que de réputation. Les écrivains de la classe opposéesont en plus grand nombre; ceux-ci, avec peu de talens, en ontun qui les remplace, celui de se faire valoir; ceux-là ignorentou dédaignent l’art de mettre leurs talens en œuvre, et de lesproduire au grand jour. On ne saurait pourtant dire que cet artait été entièrement négligé par l’abbé Dubos. Il ne sut point à lavérité suppléer-au mérite par le manège et par l’intrigue, iln’avait pas besoin de cette méprisable ressource; mais il né futpas non plus du nombre des littérateurs timides, qui ont gardépour eux-mêmes, et comme enfoui leurs richesses; il a, dansplus d’un genre, donné des preuves remarquables de la variété,de l’étendue de ses connaissances : érudition, histoire , matièresde goût, il a publié sur ces diiférens objets des ouvrages bienreçus par le public. Néanmoins, dans aucun des sujets qu’il atraités, il n’a montré cette supériorité de génie qui tire un écri-vain, je ne dis pas de la foule, car l’abbé Dubos ne doit pas y
' Abbé tle Ressons, ne h Beauvais en décembre i6;o ; reçu le 3 février 1720,h la place de Charles-Claude Gencst; élu secrétaire perpétuel à la place d’AndréDaeier , le 19 novembre 17W ; mort le a 3 mars iç-fx