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talens fussent plus analogues aux siens : car il était , qu’on nouspardonne cette expression, le Corrége des orateurs. On peutajouter que comme le Corrége s’était formé lui-même , en setraçant une nouvelle roule après les Raphaël et les Titien, Mas-sillon , qui s’était aussi ouvert dans la chaire une carrière nou-velle, aurait pu dire en se comparant aux autres orateurs , ceque disait le Corrége en voyant les tableaux des autres artistes :et moi aussi je suis peintre.
L’Académie , qui l’a possédé si peu, n’a pas laissé de sentirvivement sa perte. Elle a du moins eu la consolation de le voirdignement remplacé ; M. le duc de Nivernois a été son suc-cesseur.
NOTES.
(0 Nous voyons par un passage de S. Jérôme, que les applaudisse-inens de l'auditoire flattaient autrefois , comme aujourd'hui, les pré-dicateurs les plus révérés par la sainteté de leur vie et de leur doc-trine. S. Jérôme dit qu’un jour, proposant une difficulté à S. Grégoirede Nazianze son maître, il en reçut cette sipgulière réponse: Je vousappliquerai cela dans Véglise , oh les applaudissepiens que le peupleme donnera vous feront avouer que vous entendez ce que vous nentendezpas ; ou bien , si vous ne joignez pas vos acclamations à celles desautres , vous passerez pour un imbécile. S. Jérôme n’approuvait sansdoute ni cette réponse , ni ce petit mouvement de vanité du saintévoque, car c’est à cette occasion meme qu’il donne le préceptesuivant à un jeune orateur : Quand vous parlerez dans l'église ,• nesongez pas à exciter les acclamations , mais les gétnissemens ; que leslarmes des auditeurs soient votre éloge *. Ce précepte rappelle ce que
* Il paraît que S. Grégoire de Nazianze fut sujet, en plus d’une occasion,à ces légers retours d’amour-pi%pre dont les Saints les plus respectables n’ontpas toujours été exempts; c’est Je soit de la vainc et faible nature humaine.JV1. de Pompignan , dans la retraite à laquelle il s'est condamné, ayant em-ployé quelques momens de son loisir à traduire deux ou trois ouvrages de cePère de l’Église , nous apprend , d’après S. Grégoire même, la douleur dontil fut affecté après avoir renoncé volontairement au siège de Constantinople.Dans cette renonciation, il avait eu la juste confiance d’obtenir et d’exciterdes regrets. Son attente fut trompée ; et ce peuple ingrat, si long-temps et siéloquemment prêche par son évêque, consentit sans peine à être privé deces sermons qu’il avait tant applaudis. Le saint prélat fut surtout très-sen-sible à la facilité avec laquelle les évêques assemblés dans cette ville accep-tèrent sa démission lorsqu’il la leur offrit, et à l’espèce de froideur que montral’empereur Théodose en la lui accordant. Ce qui m’est bien connu, dit-il»et ce que je voudrais peut-être ignorer, c'est <pic ma démission fut reçueavec le consentement le plus prompt et le plus unanime. P^oila comme lapatrie récompense des citoyens quelle aime. Nous croyons qu’il fallait dire,