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tient pas, est obligé de renoncer au partage qu’il prétendait faireavec les héritiers légitimes.
Nous ne devons pas oublier de dire que, dans l’intervalleentre Xercbs et Sémiratnis, Crébillon avait commencé une Ira - 1gédie de Cromwell , où il donnait l’essor le plus intrépide auxsentimens de liberté qui étaient gravés si profondément dansson cœur. Il en Jut à ses amis quelques scènes , où l’aversionanglaise pour le pouvoir absolu était peinte avec tant d’éner-gie, qu’il reçut une défense de continuer sa pièce ( 7 ). Il étaitbien éloigné de consacrer l’attentat d’un sujet, dont le fana-tisme odieux, se couvrant de l’égide des lois, osa priver dutrône et de la vie un monarque vertueux et digne d’un meilleursort; mais l’auteur avait fait de Cromwell un scélérat plein degrandeur ; et l’administration attentive qui veille parmi nous surl’esprit national, craignit que l’admiration pour le criminel nediminuât l’horreur du crime ; que la peinture d’un peuple librene fit des impressions trop vives sur une nation gouvernée pard’autres lois, et que la haine pour le despotisme n’affaiblît lerespect pour l’autorité. On connaît quelques vers de cette tra-gédie, que les amis de l’auteur lui ont souvent entendu dire,et où l’usurpateur étalait avec la plus insolente audace sesmaximes antimonarchiques. Ces vers, quoique placés dans labouche d’un rebelle , et par conséquent peu propres à ébranlerde fidèles sujets, pénétrés de ce qu’ils doivent au pouvoir légi-time, parurent néanmoins trop malsonnans pour être entendussur le théâtre d’une nation qui se fait tant d’honneur d’aimerses souverains ; et Crébillon se soumit à cet arrêt avec une do-cilité d’autant plus louable, que s’il détestait l’autorité arbitraire,il respectait et chérissait celle de son roi. Il a tracé lui-même cedouble sentiment dans un exemplaire qu’il avait du fameuxlivre de Hubert Languet, qui a pour titre : Vindiciœ contra tj~rannos (Réclamation contre les tyrans), ouvrage dont l’objetest de fixer les droits réciproques des rois et des peuples. Dans cetexemplaire que nous avons vu, Crébillon a souligné avec soin lespassages sur la haine du despotisme, sur le droit que la tyranniedonne aux opprimés de la braver et de l’anéantir, et en mêmetemps sur l’obéissance et l’amour que les peuples doivent à uneautorité sage et modérée, fondée sur la justice et sur les lois.Ainsi, toujours fier et libre, et en même temps toujours Fran-çais et fidèle, Crébillon sut également se garantir et des fureursde la révolte , et des bassesses de l’esclavage.
Revenons à ses travaux dramatiques. La tragédie de Pyrrhusen fut presque le terme , soit que celle tragédie, si contraire à«on goût, eût épuisé son génie en le fatigant, comme ces