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Tome troisième.
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566 ÉLOGE

ces vers, la permission aux gens de lettres , et surtout aux poètes,de les traduire en vers français qui ne les vaudront pas :

| Chantre divin d'Achille et d’Ilion,

Toi, dont la place au séjour d’ApollonSur un trône éclatant est pour jamais fixée $

Pindare est à tes pieds assis sur l’Helicon,

Simonide plus bas règne au sacre vallon,

Et du fier Ste’sicborc ou du terrible Alcèe,

La muse après la tienne est encore encensée.

NOTES.

(i) Sans parler des littérateurs et des artistes illustres que les autresvilles de la Bourgogne ont vu naître, la seule ville de Dijon a produit,outre Bossuet, les Saumaise, les Bouhier, les La Monnaye, les Févret,les Lantin, les Lamare, les Piron, les Rameau, et plusieurs autres. Telssont les titres de gloire que chérit par préférence cette capitale d’une denos plus belles provinces. Crébillon ajoute un nouvel éclat à cette liste ,bien digne d’être proposée à l’émulation des littérateurs dijonnois noscontemporains, qui se feront sans doute un honneur et un devoir de n’ypas laisser une trop grande lacune.

( 2 ) Si plusieurs élèves des jésuites sont devenus de grands hommesmalgré la mauvaise éducation qu’ils en avaient reçue, ceux d’entre cesPères qui ont aussi été des hommes illustres, l’ont été de même malgrél’instruction qu’on recevait dans leur noviciat, où les jeunes prosélytesde la société n’apprenafènt, pendant deux ans, que trois choses, l’obéis-sance aveugle à leurs supérieurs, la dévotion à la Vierge, et la hainepour les jansénistes. Nous avons vu plusieurs ex-jésuites, très-attachésd’ailleurs à cette société, étonnés de n’avoir pas été entièrement abrutispar une perte si cruelle et si irréparable des plus belles années de leurjeunesse; aussi attribuaient-ils uniquement ce grand nombre d’hommes demérite que la société a produits, au soin qu elle avait de choisir ses sujetset de les pressentir, et aux moyens qu’elle leur fournissait, après lesdeux années si bien perdues de leur noviciat, de suppléer de leur mieuxà cette perte par un travail assidu , et par un sévère emploi du temps ; enquoi l’institution des jésuites a du moins été mieux entendue que celle debeaucoup d'autres ordres, qui tendent à abrutir également et les noviceset les profès.

Nous avons dit, à l’occasion de l’éducation donnée à Corneille et àVoltaire par les jésuites, que le premier de ces deux grands hommes lesaima toujours, et que le second les aima long-temps. Il est nécessaire,pour faire justice à qui elle est duc, de rendre raison de cette différence.Corneille, qui regarda et traita toujours les jésuites comme ses maîtres,11 e trouva jamais en eux que des amis et des partisans, quelquefois même