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Tome troisième.
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D’OU VET. 635

tion latine , pour laquelle il se sentait ou se croyait plus de ta-lent. Il a même fait imprimer quelques uns de ses essais en cedernier genre, dans un recueil où il a réuni plusieurs poésieslatines, et même grecques, de trois ou quatre académiciensfrançais, poésies fort accueillies lorsqu’elles parurent, et fortestimées encore aujourd’hui de cette classe de littérateurs, quitâchent de se persuader qu’on peut faire d’excellens vers dansune langue morte, par l’impuissance où ils se trouvent, pourla plupart, d’en faire de passables dans leur propre langue. Quoiqu’il en soit, les pièces de l’abbé d’Olivet soutiennent parfaite-ment le voisinage de leurs rivales. Nous ignorons si le Parnasselatin de l’ancienne Rome l’eût souffert à côté de Catulle ; maisle Parnasse latin de l’Académie Française le verra sùreinentsansmurmure à côté des Massieu, des Huet et des Fraguier, sesconfrères et ses dignes émules.

Il fut toujours d’une assiduité exemplaire à nos assemblées ;il écoutait avec autant d’intérêt que d’attention toutes les ques-tions qui s’y proposaient, et opinait sur ces questions avec toutle savoir et toute la justesse possible. Il a fait plus , il nous adonné des remarques en forme d’opuscules, sur quelques diffi-cultés de notre langue, qu’il a discutées avec autant de clartéque d’exactitude. Ces difficultés regardent les noms, l’article,les pronoms, et surtout les participes déclinables. Son travail surcette dernière question mérite en particulier la reconnaissancedes amateurs de notre langue , par les principes qu’il a établissur ce sujet, et les exemples choisis qu’il a résolus et discutés :on y trouve toute la précision nécessaire pour éclairer les gram-mairiens dans la solution des questions délicates, et quelquefoisépineuses , qu’on peut proposer sur ces participes ( 10 ).

Il a joint à ses remarques uA journal écrit par l’abbé de Choisi,de quelques discussions grammaticales, faites et rédigées avecsoin dans nos anciennes assemblées ; ce journal est précieux, etparles observations très-fines qu’il contient, et par l’idée justequ’il peut donner de nos exercices à ceux qui, sans les connaître,affectent d’en parler avec mépris ; ils changeraient bien de lan-gage, s’ils pouvaient assister à une de nos séances particulières.Tel qui s’imagine que l’Académie est oisive dans ces séances, setrouverait souvent très-einbarrassé , non-seulement pour ré-soudre, mais pour analyser et envisager par toutes leurs facesles questions qui s’y proposent, et qui d’ordinaire ont besoin,pour être discutées, de la métaphysique la plus fine, la pluslumineuse et la plus précise. L’abbé d’Olivet l’a dit avant nousdans son Histoire de la compagnie , et nous ue craignons pas de.le répéter; non-seulement l’Académie Française travaille, et