6j6 NOÎES SUR L’ÉLOGE
e seul, et pour ceux dont la prononciation est absolument semblable ;2 °. l’è qu’on nomme aussi, je ne sais pourquoi, grave, comme dansfidèle, répondre, qu’on accentue mal à propos répondre; 3°. Vé ou-vert et long , comme dans problème, succès , qu’on accentue mal àpropos succès ; 4°- l e que je nomme demi-muet, comme dans la pre-mière syllabe de reprendre, et qui se prononce à peu près comme eu ,reu-prendre ; cet e pourrait être dispensé d’accent, à moins qu’on nevoulût lui donner l’accent perpendiculaire ( reprendre ) , qui indique-rait que l’e ainsi accentué doit se prononcer à peu près comme eu dansle mot jeu ; 5°. enfin, Ve absolument ou presque absolument muet,comme dans la dernière syllabe de tous les mots de rime féminine.
(8) Le sens de cette épigramme était que le cœur du Zo'ile avait étéformé d’un excrément de Cerbère, pétri et sali par les Furies. Gommeil ne s’avouait que l’éditeur de cette épigramme , un ami de l’abbéDesfontaines y fit une réponse digne de l’attaque, en mettant au bas ,par une allusion grossière aux deux sens du verbe edere ' : JosephusOlivetus edebat. Ceux qui sont plus touchés d’une latinité savante etrecherchée, que de la finesse d’une plaisanterie, ne seront peut-êtrepas fâchés de voir ici cette épigramme qui était en vers scazons.
Denas vorarat Cerierus Chclydrarum (serpeus)
Frigas (Triades) opimi flore pinguiunt labi,f^enlremque , ccend dégrevante , laxarat.
Udum, Megœra cum sorore ,farcimen,
'Fer impiatd , terque depsuit (pétrit) Icevd,
Et apta dixit verba ; terque postici ,
Immisil oris halitum ; ter imminxil.
Feciprocato palpitare concussu
Fnrosa (ronde) cepit pulpo (chair), quam sinu clausamPro corde torvus Furtus gerit pulpam.
(g) De tant d’auteurs célèbres qui ont critiqué ou justifié le récit deThéramène , le seul Voltaire nous paraît avoir saisi la question dansson vrai point de vue. Théramène , selon les critiques , devait simple-ment dire à Thésée, Hippolyte est mort, et ne pas s’arrêter à faireune grande description, incompatible avec la douleur dont il devait'être pénétré. Aussi, répond Voltaire, Théramène commence-t-il par dire àThésée ces seuls mots, Hippolyte n’est plus ; mais il est naturel que Thé-sée , instruit de ce malheur, veuille en savoir le détail ; quel coup me l’aravi? et cette question amène indispensablement le récit que lui fait legouverneur d’Hippolyte. Il est vrai, ajoute encore très-bien Voltaire,que Théramène aurait pu se dispenser de quelques détails, ou poétiquesou puérils , dont le poète a un peu gâté ce récit. Des coursiers d’Hip-polyte , qui, l’œil morne et la tète baissée , semblaient se conformerà sa triste pensée; des cornes menaçantes du monstre, de ses écaillesjaunissantes, de sa croupe qui se recourbe en replis tortueux; et
‘ Le verbe edere signifie également en latin mettre au jour et manger.