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Tome troisième.
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G;a ÉLOGE

élections, ne doit pas se borner rigoureusement à ceux de nosécrivains qui sont indiqués de préférence par la nation , et ap-pelés hautement à cet honneur par leurs talens et leur génie.Ces écrivains ont, sans difficulté , le droit d’occuper dans notreliste les places éminentes, et de recevoir du premier corps aca-démique du royaume , de celui qui représente, pour ainsi dire ,la république des lettres, les honneurs que doit cette républiqueà ses principaux ornemens ; mais l’Académie peut aussi quel-quefois , en jetant les yeux sur le mérite modeste et presqueinconnu , avertir le public des justes égards que réclame , sansles exiger, un homme moins estimé qu’estimable. D’ailleurs,en admettant dans son sein ce littérateur timide et peu empresséde paraître, la compagnie le met à portée de faire passer à sesconcitoyens, du moins par la voie indirecte de ses confrères ,une partie des connaissances qu’il a acquises, et des lumièresque la littérature attend de lui ; par ce moyen , l’Académie de-vient en quelque sorte pour le public le canal de communicationd’un grand nombre de richesses qui, sans cela, seraient restéesperdues et comme ensevelies. En un mot, elle doit encourageret rassembler à la fois , comme nécessaires à son objet , tousles genres de talens et de savoir, surtout quand ils se trouventjoints à la simplicité , à la défiance de soi-même, et à l’honnêtetéde la conduite. Invariable et fixe dans des principes si louables,la compagnie n’a pas dû se repentir d’avoir admis l’abbé Alaryparmi ses membres; il y portait d’ailleurs un titre # de recom-mandation bien respectable , il lui était présenté par des Mé-cènes , ou plutôt par des amis , à qui elle avait les obligationsles plus signalées, et dont la mémoire sera éternellement enbénédiction parmi nous, le marquis et l’abbé de Dangeau 1 ;tous deux estimaient et chérissaient l’abbé Alary; tous deuxdésiraient de l’avoir pour confrère; et l’Académie aurait reçusans examen , et presque les yeux fermés, tout ce qui lui venaitde la part de deux hommes qui connaissaient et ménageaient sibien ses vrais intérêts. Enfin elle était encore invitée au choixde l’abbé Alary , par celui que le gouvernement venait d’enfaire pour un emploi aussi important qu’honorable, celui d’ins-truire le roi Louis XV dans son enfance, el de l’instruire dansla science la plus utile aux rois. L’abbé Alary fut chargé de luienseigner l’histoire : ceux qui ont approché de près ce monarquesavent que l’élève avait parfaitement répondu aux soins et auxleçons d’un si habile instituteur; la philosophie la plus sévère nepourra nous accuser de flatterie, et de n’être ici que l’écho desvieux courtisans ; car nous sommes en même temps celui de la‘ J r oyez lYloge de l’abbe de Dangeati, et le» noies mit rei (doge.