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Tome troisième.
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à Paris, de là à Barege dont les eaux le guérirent, et repartitensuite pour sa chère Espagne.

En 1744 > I a France , alors en guerre avec l’Angleterre, tentade nouveau de faire passer en Ecosse le Prétendant, représentépar le prince Edouard son fils ( 6 ), entreprise que cetle puissanceabandonna bientôt, faute de moyens suffisans pour y réussir (7).Ce prince, réduit à son courage pour unique ressource, dit àmilord Maréchal en l’embrassant : Je n’ai besoin que de vousseul, je veux aller vaincre ou périr avec mes fidèles Ecossais,ftoilà, lui répondit le Maréchal, le courage que nous attendonsde notre roi, et que nous ne sommes pas surpris de trouver envous, mais vous ne-devez pas en faire un usage inutile à votrecause, et dont l’unique effet serait de sacrifier vos amis à vosennemis. Le jeune héros, car il l’était alors, persistant dansson projet malgré ces remontrances, hé bien , partons , lui ditmilord ; mais au moment où nous débarquerons, je me croiraiobligé de déclarer à vos sujets, en leur recommandant votrepersonne, que nous ne sommes vous et moi que deux bravesaventuriers qui venons seuls et sans secours : ils se garderontbien, s’ils veulent m’en croire , de faire le moindre mouvementen votre faveur; ce serait vous perdre et se perdre eux-mêmes ;ils ne vous doivent leur sang et leur vie que lorsqu’ils pourrontau moins en espérer quelque succès pour vous. Le prince parutenfin se rendre à de si sages représentations ; mais peu de tempsaprès il partit seul et secrètement, sans avoir ni consulté ni pré-venu le sage et fidèle sujet qui les lui avait faites. Son voyage eutle triste succès que personne n’ignore, et que milord Maréchalavait prédit. Cependant à peine eut-il appris le départ de sonroi, qu’il voulut le suivre, et même lui amener quelques trou-pes que la France promettait encore. Mais il s’aperçut bientôtque, soit maladresse, soit perfidie, le Prétendant était mal servipar ses agens à la cour de Versailles. Ils faisaient à cette courun exposé faux , et par conséquent dangereux, des forces quele parti de ce prince avait en Ecosse et en Angleterre; milordMaréchal réduisit ces forces prétendues à ce qu’elles étaientréellement ; il se croyait obligé à celte déclaration, tant paramour pour la vérité, qu’il préférait à son roi même, que pourne pas abuser en pure pqfte des secours de la France ; car ilaimait mieux en être tout-à-fait privé , que de voir cette puis-sance , tromppe par des rapports infidèles , 11’envoyer à son alliéqu’un corps de troupes insuffisant, et sacrifier ainsi inutilementses propres soldats. Sa noble et courageuse sincérité eut un effetqui l’affligea plus encore que le,peu de talent ou de probité desministres de son prince; il apprit qu’on lut avait rendu de mau-