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Tome troisième.
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DE MILORD MARÉCHAL. 709

dire , il l’a dicté , obtiendra la plus douce récompense de souzèle , si en attachant ses lecteurs par les faits intéressans qu’il aracontés, il n’a pas détourné un moment sur lui l’attention qu’il avoulu rassembler t^tejenlière sur le digne objet de ses regrets.

N O T E S.

(O U* ami du respectable milord, dans une lettre intéressante qu’ilnous a écrite à son sujet, et dont nous avons tiré plusieurs des faitsrapportés dans son éloge, lui fait une heureuse application de ce*vers de l’Arioste :

Perche Orlando a far V opéré 'virtuosePin ch’ a narra le . sempre era pronto ,

Ne mai Ju alcun de suoifalti espresso,

Se non quando ebbe i teslimoni appresso 1 -

(•2) Si milord Maréchal se permettait quelquefois de parler de souâge, c’était pour s’amuser un moment, en donnant le change à sesamis par le peu d’accord de ses aveux sur ce sujet. Un d’eux assurelui avoir entendu dire qu’il avait vingt-sept ans en 171a, ce qui luidonnerait quatre-vingt-treize ans en 1778, année de sa mort. Unautre prétend qu’il n’avait que vingt-deux ans en 1715, ce qui dimi-nuerait son âge de huit ans. Il écrivait à un troisième, en 1764, qu’ilavait alors soixante-quinze ans, ce qui ferait quatre-vingt-neuf ansde vie. De toutes ces dates , la plus vraisemblable est la première, quile fait âgé de quatre-vingt-treize ans en 1778 ; car il est certain qu’en1712 il était premier brigadier de l’armée que le duc d’Ormond com-mandait en Flandre. Or il paraît assez difficile qu’ayant déjà un gradesi distingué, il eût moins de vingt-sept ans; suivant la seconde date,il n’en aurait eu que dix-neuf, et vingt-trois suivant la troisième. Aureste, milord Maréchal, dans ses variations sur son âge, était bienéloigné, comme nous l’avons dit, de vouloir paraître à ses amis plusjeune que la nature ne l’avait fait. S’il avait eu la petitesse de chercherà les tromper là-dessus, il aurait plutôt penché à leur donner l’opinioncontraire : car souvent ils l’ont vu, dans ses dernières années, seplaindre de ne pouvoir marcher sans soutien, et en même tempsaller chercher, par distraction, d’un pas ferme et rapide, le soutienqu’il demandait, et qui ne lui était pas fort nécessaire. Ce détail, peuimportant pour le public , ne peut avoir quelque intérêt que pour lesamis dont nous parlons, aussi n’est-il destiné que pour eux; mais ilsont clé en si grand nombre, que le reste de nos lecteurs nous pardon-nera sans doute de nous être arrêtés un moment sur cet objet.

‘ toujours prêt à luire de belles actions , il ne le fut jamais ;î les racou-*<M - , ot la Renommer no les a mios que par roux rjui on ont oie les témoins.